Les coopératives demandent une aide pour collecter le lait en montagne

Les coopératives demandent une aide pour collecter le lait en montagne

Les coopératives laitières ont demandé mardi une aide pour collecter le lait dans les zones de montagne, afin de maintenir en place les élevages isolés après la fin des quotas laitiers en avril 2015.

"Il y a un différentiel de compétitivité entre la plaine et la montagne" et dans les zones laitières à densité plus faible, la collecte coûte plus cher: environ 14 euros de frais supplémentaires par 1.000 litres, explique Damien Lacombe, président de Sodiaal, coopérative célèbre pour son lait Candia ou ses yaourts Yoplait. Outre la dimension économique, les élevages de montagne jouent également un rôle important dans le dynamisme de certains territoires, et participent activement à l'entretien des paysages. "On a besoin d'un petit coup de main pour réussir à être compétitifs dans ce monde ultra-exigeant, ce monde sans quotas", plaide le responsable, appuyé par la fédération des coopératives laitières (FNCL). Il y a aujourd'hui 14.000 éleveurs laitiers en montagne, qui produisent quatre milliards de litres de lait par an, soit un cinquième de la collecte nationale totale, rappelle Damien Lacombe. Et si un bon tiers sert à des productions AOP à forte valeur ajoutée, le reste reste "soumis aux mêmes contraintes" que les autres éleveurs, avec des surcoûts en plus, explique le président de Sodiaal, lors d'une rencontre informelle sur le sujet avec des députés à l'Assemblée nationale. La production laitière ne sera plus limitée par des quotas à partir d'avril prochain. Ce système de régulation de la production avait été mis en place en 1984 pour maîtriser les excédents. Depuis 2008, ils ont été augmentés de 1% tous les ans pour préparer le secteur à l'après-quotas. Beaucoup craignent que la fin de ce système ne fragile les élevages situées dans des régions non spécialisées en lait. Outre la montagne, le sud-ouest ou la région Poitou-Charentes sont concernés par le même type de problématique.

Source AFP

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Commentaires 7

Dasa

@claudejean malheureusement certain raisonnement économique assez médiocre confondent CA et bénéf....
C un problème qd les agriculteurs deviennent communiste , peut être ne travaillent ils pas bien ou pas assez c gens qui réclame
Mais le communisme ne dure jamais longtemps des qu ils gagnent du fric ils ne veulent plus partager

AIGLE201

Je croyais que les coop étaient gérée par des administrateurs élus par les producteurs et pour les producteurs ( afin de faire mieux que le privé )!!!!. En fait tous les moyens sont bons pour concentrer les productions, bientôt il faudra 1 million de litres pour avoir un SMIC.

bajou

Bonsoir,
j'ai stoppé la production laitière sur mon exploitation il y a 1 an.
J'ai choisi de ne pas me lancer dans une mise aux normes suicidaire avec un quota de2 350 000 litres.
aujourd'hui, je n'ai aucun regret.
25 ans a marner comme un ...
je suis plus proche de mon fils...et de ma femme.
fini les journées 6h00........20h30.
tout est en culture.
Mais par pitié , chers collègues agriculteurs, arrêtez de vous monter les uns contre les autres ! Diviser pour mieux régner .ne tombez pas dans ce piège.
Courage à tous les éleveurs français. Ils méritent qu'on les soutiennent.

dasa

on avait 15 vaches en 2000 , la gentille coop nous a dit on ne fera plus le detour pour vous , le detour etait d'environ 1km500 d'un voisin .....tous les jours nous benissons cette coop , on a bazardé les VL, on a pas été emmerdé par les mises aux normes , les problemes de cellules et tout aux autres problemes ( pour ca les coop ont de l'imagination) qui font basser la grille tarifaire, ni des prix ridiculement bas et encore moins des reglements pac absurde.... je plains mes voisins qui font encore du lait , maintenant qu'on a plus le nez dedans on se rends bien compte de l astreinte qu'est de produire du lait et du fait qu'on a pdt des années pas profitez de la vie , peu de nos enfants , toujours au boulot pour pas un rond , je penses que maintenanat les eleveurs se rendent vraiment qu'ils sont pris pour des imbeciles ont leur demande de travailler beaucoup pas pas un rond , pour ques les citadins puissent avoir de la nourriture pas cher et profiter des loisirs que leur laisse les 35h

claudejean

il y a une solution 20%des agriculteurs font 80% du chiffre d,affaire ils sont donc dans les plus riches
donc on prend les 14 euros/tonne chez les 20% et le probleme est regle
3.500.000 agriculteurs en 1950
400.000 aujourd,hui
c,est quand que l,on arrete cette emmoragie
qui fait augmenter le prix du foncier??si se n,est les agriculteurs entre eux
qui bloque a la msa sur les retraites aux agriculteurs a 1500 euros???
il faudrait tres peut pour inverser la tendance
l,agriculture doit etre une production de proximitee pas a l,americaine

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