Les producteurs de Volcalis appelés à surfer sur la vague laitière

Patricia Olivieri

Les coopératives Volcalis et Centraliment tirent un bilan globalement positif de l’année 2010-2011 malgré la sécheresse et la volatilité des cours des matières premières.

 

Savoir surfer sur la vague laitière : c’est l’appel lancé par la coopérative Volcalis qui réunit comme chaque début d’année ses adhérents lors d’assemblées générales de section. Un mot d’ordre qui suppose pour le président Didier Boussaroque de profiter pleinement de l’embellie actuelle sur les marchés laitiers tant les pronostics sur l’avenir sont désormais aussi incertains que miser sur l’issue de la présidentielle. Surfer donc en maximisant les volumes produits, un maître mot constant chez Volcalis. Tel est donc l’état d’esprit de la coopérative composante du groupe Altitude après une année (octobre 2010-septembre 2011) qualifiée de globalement bonne, abstraction faite bien évidemment d’un nouvel épisode de sécheresse : la collecte des 625 producteurs adhérents progresse ainsi de 4,5 % et s’établit à 121,7 millions de litres (soit pas loin de 94 % de réalisation). La légère diminution du nombre de points de collecte (- 5,3 %) couplée à une suite de campagnes favorables côté attributions laitières conduit à une hausse sensible des volumes moyens livrés par exploitation (195 000 l, contre 176 000 l’année précédente).

Une envie de produire du lait

 

"L’an prochain, on va dépasser les 200 000 litres”, augure D. Boussaroque qui relève que traditionnellement, Volcalis compte dans ses rangs une majorité de ­producteurs dynamiques. D’ailleurs, sur le dernier trimestre 2011, la ­tendance reste indexée à la hausse. Autre facteur qui a forcément influé sur la produc­­tion : un prix du lait payé aux adhérents (toutes primes comprises, dont AOC) en progression de 10 %, soit 340 €/ 1 000 l. “En deux ans, le cadre a énormément changé, note pour sa part Jean-Luc Doneys (directeur de Centraliment). On sent nettement une envie de produire du lait parfois relayée par la nouvelle génération. Les producteurs investissent sur la génétique, se dotent d’outils fonctionnels, se projettent davantage sur le long terme.” Un long terme qui suppose néanmoins selon Volcalis de rester attentifs à ses coûts de production, d’où la formation (Vivea) proposée en 2011 à un premier groupe de producteurs avec le BTPL pour “mieux comprendre son revenu pour l’améliorer”. “Ça vient compléter les métiers du groupe”, explique Didier Boussaroque qui met aussi en garde contre la dégradation constatée sur le critère cellules (66 % seulement des laits classés A/A+ l’an dernier). Une situation fortement corrélée avec l’augmentation des volumes à produire et la non réforme des vaches plus âgées comme l’a démontré l’étude conduite par le service santé animale de la coopérative qui interviendra d’ailleurs lors des réunions de secteur. Enfin, Didier Boussaroque ne cache pas son inquiétude face à la diminution de volumes transformés et ­commercialisés en AOP, sachant que 70 % du litrage des adhérents sont engagés en appellation.

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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