Les résultats technico-économiques de 2010 et 2011 montrent plusieurs façons d'être rentable en viande bovine

Sophie Bourgeois - Réussir Bovins Viande Février 2013

Les résultats technico-économiques de 2010 et 2011 montrent plusieurs façons d'être rentable en viande bovine
Patrick Sarzeaud, Institut de l’élevage : " Les coûts de production varient d’un facteur 1 à 6 entre élevages de même type ". © S. Bourgeois

Le coût de production - ensemble des charges courantes, d’amortissement et supplétives(1) de l’atelier viande rapportées aux 100 kilos vif produits - est calculé en routine dans les exploitations des réseaux d’élevage de l’Institut de l’élevage et des chambres d’agriculture. La méthode de calcul des coûts de production a été harmonisée avec les différentes filières (bovin lait, ovin lait et viande, caprin) et elle est en correspondance avec le calcul des coûts pratiqué au niveau international dans le réseau Agribenchmark.

Forte productivité du travail ou forte efficacité des charges

Une analyse des résultats sur les années 2010 et 2011 a montré une énorme variabilité entre élevages de même production. Elle va d’un facteur de 1 à 6. Ceci met en évidence des possibilités d’optimisation technico-économiques importantes qui relèvent du conseil individuel. « Une analyse statistique de ces données montre que le revenu d’un atelier bovin viande ne dépend pas seulement des coûts, mais se construit à partir du nombre de kilos vifs produits, des charges engagées pour les produire, et du produit qu’ils ont permis de gagner », explique d’autre part Patrick Sarzeaud de l’Institut de l’élevage.

Deux profils à bonne rentabilité ont été discriminés. Ils ont permis sur les années 2009 et 2010 de dégager plus d’un Smic/UMO exploitant. On y retrouve tous types d’ateliers, de toutes races, de toutes régions et de tout niveau d’intensification. « Le premier profil à bonne rentabilité correspond à des élevages dont la dimension et les performances techniques permettent d’atteindre une bonne productivité de la main d’œuvre. » Ceci favorisant l’amortissement des charges fixes et des charges supplétives. « Le second profil à bonne rentabilité regroupe des exploitations de toutes dimensions dont les charges sont ajustées au produit dans un équilibre de un pour un. Le produit est obtenu par une bonne valorisation des animaux et par des soutiens corrects. »

Deux autres profils qui correspondent à un revenu inférieur à 1 Smic par UMO exploitant en 2009 et 2010 ont aussi été identifiés. Dans ces deux cas, les coûts de production dépassent de 20 à 30 % les produits. « Les charges d’alimentation aussi bien que d’équipements sont à surveiller. »

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Charges supplétives : fermage, rémunération des terres en propriété, frais financiers, rémunération des capitaux en propriété, rémunération du travail exploitant, salaires et charges salariales.

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