Maîtriser le taux cellulaire, passer de la paille au lisier

CA 63 BOISSIER

Mathieu Grivel a suivi une formation organisée par la Chambre d'agriculture sur « maîtriser les taux cellulaires et les mammites des vaches laitières. »
Mathieu Grivel s'est installé éleveur laitier en individuel

Un jeune éleveur de Dore- l’Eglise en Livradois-Forez, a combattu avec succès la prolifération qu’il ne s’expliquait pas, de cellules dans le lait, et suivi une formation pour bien faire. Il est passé d’un système paille à un système lisier.

Formation Maîtriser les taux cellulaires et les mammites des vaches laitières

Cette formation sera reconduite sur l'automne 2013 dans des Petites régions agricoles. Renseignements :

PRA Combrailles : Fabien Clément 04 73 85 82 43

PRA Dore-Bois-Noirs : François Fournier 04 73 80 10 06

PRA Livradois-Forez : Joël Leduc  04 73 82 09 74

Responsable formation : Thierry Roche 04.73.44.45.73

Mathieu avec Thierry Roche, animateur Formation à la CA 63

Installé en individuel

Mathieu Grivel en Earl des Terres Noires, s’est installé en individuel en janvier 2013 sur 70 ha. Il cultive du maïs, des céréales, de l’orge et du triticale, gère des prairies temporaires et naturelles. Il produit 250 000l de lait avec un troupeau de Montbéliardes et de Prim'Holsteins qui pâture sur une période de 4 mois et demi.

Mathieu a repris la ferme de Jean-Michel Chanal, qu’il connaît depuis de nombreuses années. « Quand j’étais gosse je venais le voir, il m’a appris le métier. Grâce à lui, j’ai pu reprendre toutes les terres en fermage, les propriétaires lui font confiance. »

Agnès Pérignon, conseillère d’entreprise à la Chambre d'agriculture /PRA Livradois-Forez l’a accompagné tout au long de son installation : « elle m’a bien aidé pour monter mon dossier. » Un souhait : voir arriver bientôt le remembrement sur Dore l’Eglise car « j’ai un tas de petites parcelles disséminées. Ce serait bien d’avoir des regroupements. »

passer de la paille aux logettes et lisier

Problème de cellules dans le lait

« Quand le taux cellulaire a commencé à monter, on a modifié la technique de traite (Jean-Michel Chanal, participe encore activement à la conduite de la ferme, Mathieu en retour l’aide pour sa scierie), utilisé des lavettes individuelles, de la mousse. Mais rien n’y a fait…Les vaches ont eu 2 types de mammites  pendant tout l’hiver. Je n’en pouvais plus ! Finalement les efforts ont payé, de 400 à 500 000 cellules, on est passés à 150 000. »

Aujourd'hui il met régulièrement des copeaux de bois dans les logettes.

Maîtriser les taux cellulaires et les mammites des vaches laitières

Il a suivi cette formation car « même si je faisais des progrès, je voulais savoir si j’étais sur la bonne voie. Ce que j’ai appris ou réappris ? Entretenir les filtres sur la machine à traire. On n’y pense pas. Maintenant je le fais très régulièrement.

On a vu que le lavage c’est important, on doit veiller à obtenir une bonne température, que ce ne soit pas trop froid. Maintenant je vérifie les joints souvent.

Et puis on voit qu’on n’est pas seul à avoir des problèmes. Et comme on n’a pas les mêmes pratiques on prend chez l’un et chez l’autre, on échange. Et quand la situation s’améliore, c’est réconfortant. »

Maîtriser le taux cellulaire, passer de la paille au lisier

De la paille au lisier

Le bâtiment était en aire paillée. « On utilisait beaucoup de paille, dont le coût est de plus en plus élevé. On a étudié le problème, et choisi de mettre des logettes avec matelas. C’est un peu cher, on aurait pu investir moins, mais on sait que ce sera rentabilisé en 3 ans. Alors cela vaut le coup. »

Conclusion ? « Depuis que je suis passé au lisier je passe moins de temps dans le bâtiment, les logettes sont appréciées par les laitières. Le passage des génisses de l’aire paillée au lisier se fait bien. » . Et pour bien faire, il a au départ apporté de la paille broyée d’orge pour enlever l’odeur des tapis, « qui gênait un peu les vaches. » Aujourd'hui il met régulièrement des copeaux de bois dans les logettes.

Mathieu souligne qu’entretenir une aire paillée demande 2 fois plus de technique que la logette, d’où l’obtention d’un gain de temps de travail grâce à ce changement de système. Il trouve que le lisier a autant de qualité fertilisante que le fumier.

Il se propose dans un avenir proche d’acheter un DAC, de mettre des racleurs externes, et de monter une nurserie.

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