Pas de hausse de la part des distributeurs pour les produits laitiers

Costie Pruilh - Réussir Lait Avril 2013

Pas de hausse de la part des distributeurs pour les produits laitiers
Les négociations commerciales annuelles avec la distribution se soldent globalement par une absence de hausse, alors que le prix du lait va augmenter à partir de juin pour les transformateurs. © J.-C. Gutner

L’issue des négociations commerciales 2013 pour les marques s’est soldée globalement par l’absence de hausse. « Le problème est que ce sont des négociations annuelles, et que le prix du lait va augmenter à partir de juin », souligne Gérard Calbrix, d’Atla (association de la transformation laitière française).
« Les distributeurs ont accordé de petites hausses à des entreprises en difficulté et à des petites PME. Sur certains produits, ce sont des baisses qui ont été arrachées par la distribution », pointe l’économiste. Cette situation illustre les conséquences de la guerre des prix entre distributeurs ; Carrefour et Casino affichent leur ambition de s’aligner sur les prix de Leclerc.

La guerre Bongrain/Leclerc

« Cette année, c’est Bongrain qui est en conflit avec Leclerc, parce que le fromager refuse les conditions du distributeur. Leclerc a déjà gagné la guerre contre Lactalis : les ventes en crémerie de Leclerc ont progressé malgré l’absence de produits Lactalis, et le groupe lavallois est peu revenu chez Leclerc (cela lui aurait coûté cher de revenir). »
Mi mars, des distributeurs se sont dits prêts à réévaluer les prix à la consommation si la hausse est intégralement reversée à la production. Les manifestations d’éleveurs en magasin ont fini par avoir de l’effet.
Mais le problème des relations déséquilibrées entre distribution et transformation reste entier. « Les transformateurs demandent que la LME soit amendée pour que le tarif de l’industriel soit le prix, et que les négociations à la baisse aient une contrepartie réelle (programme promotionnel détaillé). Et enfin que l’application de la LME soit davantage contrôlée et que les mauvaises pratiques soit réellement sanctionnées (peu de sanction depuis que la loi existe) », détaille Gérard Calbrix.
De nombreux transformateurs interrogés ne croient pas aux annonces du gouvernement pour rééquilibrer les relations.
« La défense du pouvoir d’achat du consommateur est un axe politique trop important. »

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