Près du quart des allaitantes du Cantal sont des aubracs

C. Fournier

Les éleveurs du syndicat cantalien ont tenu jeudi leur assemblée générale à Neuvéglise.

Près du quart des allaitantes du Cantal sont des aubracs

Avec quelque 30 724 vaches dans le département, soit 700 de plus qu’en 2010, l’aubrac, se félicitait Christian Bos, est “la seule race qui voit son effectif augmenter dans de telles proportions”, conséquence, pour le président du syndicat, “d’un certain nombre d’éleveurs qui se convertissent chaque année à l’aubrac”. De nouveaux adeptes, de jeunes éleveurs, pas spécialement implantés dans le berceau de race mais dans l’ensemble du département, et qui forment un réseau de plus en plus structuré. Ainsi, 22 % des allaitantes dans le Cantal sont des aubracs alors qu’en 1998, la proportion était de 12 %... Un phénomène qui sert aussi l’export : le Kazakhstan est preneur, “de par des animaux adaptés à des conditions extrêmes et leurs qualités pro­pres : rusticité, facilité de vêlage, etc. Une race dont la vitalité reste inespérée par rapport à certaines périodes noires. Nous restons prudents et mobilisés, mais les signes sont positifs, le fruit de la mobilisation sans faille d’éleveurs qui ne lâchent jamais rien…”

Résistants dans l’âme

 En témoigne leur participation massive aux concours, dont le départemental de Neuvéglise, mais aussi cette ténacité qui a fait qu’ils ont sauvé la race jadis en péril. Ils ont même été comparés à des résistants, un parallèle qui n’embarrasse nullement Christian Bos : “Un certain nombre d’éleveurs dans les années 60 étaient bien d’anciens résistants. Ce terme n’est ni galvaudé, ni usurpé, car résister fait partie de notre quotidien, au sens large : résister au contexte climatique, économique, sanitaire et parfois aux trois… Ces résistants dans l’âme que nous sommes, c’est l’hérédité que nous ont transmise nos anciens…” En 2012, dans le cadre de ses projets, le syndicat organisera le départemental à Anterrieux et les éleveurs participeront aux comices classiques, de même, à un voyage d’étude pour lequel la destination reste à déterminer. 2012 sera aussi l’occasion pour eux de bénéficier à travers la convention triennale 2010-2012, d’une aide d’un Conseil général que représentait Henri Barthélemy. “Cette aide pour l’appui technique et la génétique, tous les éleveurs aubracs y ont droit”, soulignait le président qui, interrogé sur le croisement aubrac-charolais, notait qu’il “représente le produit le plus rentable. À raison d’une proportion de 20 à 25 %, il permet ainsi d’occuper certains créneaux de qualité et de répondre à une demande”. C’est ensuite le principe de la génomique qu’exposait aux éleveurs Jacques Renou. Pour le directeur de l’Upra aubrac, “c’est un outil supplémentaire à la disposition de l’éleveur. Il permet d’organiser une sélection génétique pour connaître d’une façon plus précoce que l’indexation, le potentiel génétique d’un animal et savoir s’il est détenteur des qualités que l’éleveur attend. Ce qui nécessite de disposer d’abord d’une base de référence qui permette de comparer l’ADN de l’animal testé (prise de sang) par rapport à un animal de référence”. Enfin, il revenait au directeur de Météo France Cantal, Jean-Pierre Lemarchand, de parler prévision du temps, un domaine indispensable à court et à long terme, pour l’agriculture (à lire dans notre prochaine édition).

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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