Prix du lait : la grande distribution mise sous pression

Prix du lait : la grande distribution mise sous pression

Les éleveurs, les transformateurs et le gouvernement ont appelé jeudi la grande distribution à prendre en compte les hausses du prix du lait en 2013 dans la renégociation des contrats pour 2014.

C'est le message qui est ressorti de la table ronde jeudi de tous les acteurs de la filière réunis par les ministres de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, et de l'Agroalimentaire, Guillaume Garot, pour faire le point sur le prix du lait.  Au printemps, un médiateur, nommé par le gouvernement, avait recommandé de revaloriser le prix du lait de 25 euros les 1.000 litres pour permettre aux éleveurs de passer un cap difficile.

Maintenant, pour les transformateurs et les éleveurs, il s'agit de repartir sur des bases commerciales saines pour préparer 2014.  "On attaque 2014 sur des marchés qui ne vont pas diminuer", avec une forte demande et de faibles stocks, explique Jehan Moreau, directeur de la Fédération nationale des industries laitières (Fnil). "Il faut que la grande distribution le prenne en compte", ajoute-t-il.

« Aujourd'hui, les marchés européens et mondiaux sont très porteurs et les prix payés aux éleveurs sont à la hausse en Allemagne, aux Pays-Bas.  En 2014, on sera dans ce même schéma et il faut au moins un maintien des prix du lait en France à un même niveau que celui de 2013", renchérit Thierry Roquefeuil, président de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL).

Le ministère de l'Agriculture abonde dans le même sens dans un communiqué. "Il est nécessaire que les hausses accordées par les distributeurs suite à la médiation soient intégrées dans la base de négociation entre industriels et distributeurs pour 2014", dit-il.

La grande distribution, via la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD), ne souhaite pas réagir dans l'immédiat.

La filière a prévu de se réunir à nouveau le 12 décembre pour poursuivre les discussions. Éleveurs, industriels et gouvernement insistent sur la nécessité de "construire un esprit de filière". Les éleveurs, qui ont besoin de "visibilité", souhaitent aussi que la médiation devienne régulière et ne se fasse pas seulement sous l'égide du gouvernement. Un souhait que partagent les coopératives laitières (FNCL) qui voudraient des "relations commerciales fluides et responsables".

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Commentaires 2

BRET

En france les GMS fonctionnent avec des négociations annuelles ou très en avance sur les saisons .Ainsi il y a souvent un décalage avec l'offre et la demande du moment . A la hausse ou à la baisse les prix doivent être le reflet du marché et ce notamment pour les produits saisonniers .

lulu56

y'a interet qu'il en tiennent compte sinon...les eleveurs risquent de faire du bruit.

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