Prix du lait : « on devrait dépasser les 30 centimes sur la fin de l’année » (FNIL)

Anne Sophie LESAGE

Prix du lait : « on devrait dépasser les 30 centimes sur la fin de l’année » (FNIL)

D’après la Fédération Nationale des Industriels Laitiers (FNIL), le prix du lait payé au producteur devrait passer les 30 centimes d’ici la fin de l’année. Les industriels s’inquiètent : « cette augmentation va-t-elle relancer la production ? »

Après avoir deux ans de baisse mais surtout un point historiquement bas en avril-mai, « le marché des produits laitiers montre un vigoureux rééquilibrage qui confine même à la pénurie pour la matière grasse » d’après la FNIL1. C’est la baisse de la production qui a provoqué la remontée des cours. Gérard Calbrix, Directeur des Affaires Economiques d’ATLA1, précise « en octobre 2016, la production de lait en Europe a baissé de 400 millions de litres par rapport à octobre 2015. Cette tendance devrait s’accentuer sur novembre-décembre » en raison du plan d’aide à la réduction de la production laitière. En France, la production laitière 2016 a baissé de 8%, par rapport à 2015. 

En dehors des Etats-Unis, toutes les grandes zones laitières connaissent un recul prononcé des volumes de lait produit qui s'accentue au fil des mois.

« Injustice »

Dans la plupart des pays européens, les prix payés aux producteurs remontent, car les négociations commerciales se terminent en novembre. « Le prix du lait français est négocié en février, et ce pour toute l’année » précise Gérard Calbrix. Ce cadre fixé par la Loi de Modernisation de l’économie (LME), pose problème aux industriels. « On profite beaucoup moins de prix haut qu’on ne pâti des prix bas » s’alarme Olivier Picot, président de la FNIL. Avant d’ajouter « quand les prix remontent, ce n’est pas pour les producteurs ! Ca frôle l’injustice ! »

21.000 tonnes

Autre sujet d’inquiétude pour la FNIL, il y a deux semaines, la commission européenne a ouvert 21.000 tonnes de poudre de lait stockées, à la commercialisation. Les industriels soupçonnent que la vente de cette poudre ait pour objectif de contenir les prix et, par la même occasion, la production laitière. Problème : le stock de poudre de lait de la commission européenne correspond aujourd’hui à 4 milliards de litres de lait ; véritable « épée de Damoclès ! » 

 1 : Fédération Nationale des Industriels Laitiers

2 : ATLA : Association de la Transformation Laitière Française. 

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Commentaires 3

Bali

Le prix ne veut pas dire grand-chose y a des régions comme nous ou on peut produire bcp a l herbe pour pas grand chose et d autres dans des régions avec moins d eau n ont pas le choix que d acheter chez moi pas un laitier n a arrêter et pourtant partout on lit que c est la crise depuis 2008 que les éleveurs ne gagne t pas un rond , et il y a pas mal de region ou les laitiers ne sont prêt d arrêter alors la,crise

Deere21

Les industriels doivent rigoler ,si les eleveurs se réjouissent de 300€!.

lol72

franchement les industriels ne manquent pas d'ambition..
Essayez à nouveau de nous faire croire que TOUTES les marges sont prises par la grande distribution alors que sur l'année 2015 l'industrie laitière(privée et coopératives) a améliorée sa marge de 3 centimes du litre au detriment des producteurs(voir article paru dans Le Monde il y a 3 semaines)

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