Prix du lait : vers une nouvelle crise ?

Prix du lait : vers une nouvelle crise ?

Serge Papin, PDG de Système U, prédit « une nouvelle crise du lait en France dès la fin des négociations commerciales", entre la grande distribution et ses fournisseurs. De leur côté, les syndicats haussent le ton.

Selon Serge Papin, alors que la guerre des prix entre distributeurs continue de faire rage en France, "les négociations commerciales qui se tiennent actuellement sont en train de suggérer à la production de revenir à un prix du litre de lait à 32 centimes d'euros", soit le prix auquel il était avant la crise de l'an dernier. Il dénonce également le manque de responsabilité des leaders de la grande distribution en France sur ce dossier.

Dans un communiqué  Jeunes Agriculteurs salue ce « coup de gueule » à condition bien entendu, que ce ne soit pas une manière de se  couvrir, d’une potentiel baisse des prix, ou de négociations compliquées », expliquent-ils.

" ’Je vous préviens par avance, on va pas payer cher, mais je ne suis pas le responsable, c'est les autres’: ça ne me suffit pas comme prise de position", explique de son côté Xavier Beulin, président de la FNSEA.

Les JA menacent de se mobiliser

Les Jeunes Agriculteurs menacent  de se mobiliser si les enseignes de la grande distribution ne changent pas leur politique de guerre des prix, en pleine négociation commerciale pour l'année à venir. « Nous ne souhaitons pas revivre les multiples réunions ou tables rondes de 2013 en 2014, alors même que les prix du lait sur les marchés mondiaux ont fortement augmenté depuis janvier. L’étape des discussions a sans doute fait son temps, si les grandes enseignes ne changent pas leur discours, Jeunes Agriculteurs saura se mobiliser pour leur faire entendre raison » expliquent-ils.

La Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL) juge également que "cette guerre des prix est suicidaire". "La conjoncture laitière est extrêmement favorable (...) Certains transformateurs en profitent logiquement et n'auront pas d'excuse pour rémunérer au juste prix les producteurs de lait en 2014", prévient-elle dans un communiqué distinct.

Pour sa part, le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, avait prévenu lors de ses voeux à la presse fin janvier qu'il serait très attentif aux négociations autour du prix du lait.  Les négociations commerciales entre les agriculteurs, les transformateurs et les distributeurs doivent s'achever fin février et définiront les relations commerciales pour un an.

 

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Commentaires 10

disasterpiece

Tout à fait d'accord avec 1584, Papin est bien gentil avec son discours mais il a été le premier à refuser les hausses passées à la distribution l'an dernier

1584

si vous pensez un seul instant qu' un des crocodiles de la grande distrib soit sensé vous vous trompez c'est un leurre ils ne valent pas mieux les uns que les autres c'est comme de vouloir rassembler tous les paysans sous le même toit et puis de toute façon ça servirait à quoi puisqu'ils (les paysans) ne font pas partie des négociations gms/transformateurs

fairytales

c 'est etrange ce sentiment qu'on les eleveurs d'etre floué dans les nego c valable pour tout etre groupé ca aide a negocier , les employés de commune de mon bled ont 10% dans bcp de commerce et pas les habitants? EDF a un CE incroyable ou les gosses partent en vacances gratuitement , ou il y a une liste d'hotel edf avec des prix tres tres interessants pour tout les eployés... les employés de l'entreprise de ma femme ont des contrats groupes ils paient moins cher de mutuelle en étant mieux remboursé que moi chez un assureur historique crée par les agriculteurs???? les dde ont des remises incroyables sur les tracteurs quand ils en achetent une flotte a un concessionnaire qui ne fait presque pas de marge et se rattrape sur les paysans....
j'ai envie de dire paysan regroupons nous , faisons un groupement d'achat national pour les phytos , des groupements nationaux pour negocier nos contrats d'assurances, faisons des groupements locaux pour acheter une flotte de tracteur plutot que de privilegier une couleur, achetons nos utilitaires en commandes groupées, les chambres d'agriculture ont des tarifs quand ils renouvellent le materiel informatique pourquoi ne pourrait on pas profiter de la structure que l'on paie par l'impots? faisons un grand CE pour negocier des reductions sur les spectacles, les sejours...profitons du nombre que nous sommes encore d enotre surface financiere

Popeye80

Dac avec Thierry mais se regrouper en Op comme cela s'est fait sous l'impulsion du syndicalisme maj et de l'ensemble des institutions, c'est à dire en op par laiterie, n'a aucune efficacité. En effet, même si ces regroupements représentent des litrages importants, ils n'ont aucun pouvoir dans les négo car ils n'ont qu'un seul client. Pourquoi laisse-t-on se constituer ces op sans pouvoir??? Surement encore pour aller dans le sens des coop qui souhaitent être juge et partie, industriel et op à la fois. Alors que dans la nouvelle organisation à mettre en place dans le cadre de la contractualisation, les coop auraient dû être considérées comme un industriel comme les autres...

PINETDPU

Je pense qu'il est grand temps de baisser le prix du lait car il y a encore trop de producteur dans les conseil d'administration qui se chauffe aupres du feu. En effet on tape sur Lactalis mais pourquoi par sur les coopératives car c'est la profession qui ne sait pas que depuis longtemps le prix du lait "buvable" 'a rien a voir autour de la table de négociation pour fixer a 340e/t. Le cours de la tonne de beurre est a 4200e/t le lactoserum a 900e/t
la poudre de lait a 3100e/t il faut 27l de lait pour faire un kg de beurre plus 10l de lactoserum a vos calculettes
POUR LE PRODUCTEUR 3 CHIFFRES POUR LES TRANSFORMATEURS 4 CHIFFRES.
Sans parler des metre linéaires de produit laitier 1m de lait 2m de beurre 8m de produit lacté....

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