Renforcer la filière des AOP bas-normandes

Annick Conté - Réussir Lait Janvier 2013

Renforcer la filière des AOP bas-normandes
Affinage de camemberts. © A. Conté

Fromages AOP bas-normands. L’Union des producteurs a validé un schéma d’organisation collective à deux étages, avec des OP par laiterie qui seront fédérées en association d’OP.

Constituer une seule organisation de producteurs pour les 720 éleveurs engagés dans la filière des AOP normandes, tel aurait été le souhait de l’Union des associations de producteurs AOC bas-normandes. Ce n’était pas celui des transformateurs de Camembert de Normandie(1), Pont l’Evêque et Livarot. La filière a trouvé un compromis en validant un schéma d’organisation à deux étages, avec des OP par laiterie (Lactalis, Graindorge, Gillot, etc.) qui seront fédérées en association d’OP. Celle-ci pourra être créée dès que deux OP auront obtenu leur agrément et l’Union sera alors habilitée à négocier un contrat pour ses membres. « L’intérêt de ce cadre est de permettre aux producteurs de lait AOP de se doter collectivement d’outils d’analyse de la production de lait AOP, en centralisant les données sur la production et en gérant la prime AOP », souligne l’Union des associations de producteurs AOC bas-normandes. Les fromagers transmettent aujourd’hui les volumes de fromages produits aux ODG (Organismes de défense et de gestion) ; l’association d’OP devrait donner aux producteurs la même transparence sur les volumes de lait, quitte à demander aux producteurs le mandat de facturation.

Transparence complète et harmonisation des pratiques

Les producteurs espèrent aussi grâce à cette organisation collective faire évoluer et harmoniser les compléments de prix liés à l’application des critères des cahiers des charges. Globalement, les éleveurs(2) touchent aujourd’hui les 33 euros par litres(3)  défendus au minimum par chaque association de producteurs auprès des fromagers, mais avec des systèmes d’attribution qui varient d’une laiterie à l’autre. L’enjeu de l’organisation future est une équité de traitement de l’ensemble des producteurs, tout en réservant la possibilité de prévoir certaines dispositions spécifiques aux différentes fromageries en fonction de leurs particularités.
« La filière AOP en sera renforcée avec la mise en adéquation de la production avec les besoins des marchés et un objectif : le maintien du prix des fromages et du lait AOP. »

 
(1) 5 % des camemberts
(2) Excepté la coopérative d’Isygny qui a un système de complément de prix mutualisé pour tous ses adhérents AOP ou non AOP.
(3) 18 € pour la qualité sanitaire et 15 € pour les critères race et alimentation définis dans les cahiers des charges.

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