Un syndicat cantalien pour les belles du Jura

Renaud Saint-André

La première race laitière en effectif compte 160 éleveurs du Cantal adhérents à un même syndicat.

Au Fau-haut de Boisset (canton de Maurs), les montbéliardes font partie du paysage depuis le début des années 70. Et depuis, aucune infidélité à la race. Le Gaec Lacassagne(1) compte à ce jour une centaine de vaches. “La montbéliarde était déjà dominante sur l’exploitation du temps de mon père. Alors nous avons poursuivi sur cette race dont nous apprécions surtout le caractère rustique”, explique Michel Lacassagne, qui n’a pas hésité à aller chercher des vaches dans le Doubs et le Jura.

La rusticité pour principal atout

Parmi les autres atouts dont il crédite la race, l’éleveur cite spontanément la qualité du lait, grâce notamment à de bons taux protéiques tout en produisant un peu moins de matière grasse. Et s’il convient qu’elles produisent un peu moins de quantité que des prim’holsteins, Michel Lacassagne estime que, “grâce à la génétique, on s’en approche”. En outre, il se félicite d’une meilleure valorisation des vaches de réforme.    L’exploitation produit un peu moins d’animaux d’élevage depuis la récente installation de Sébastien, aux côtés de ses parents. “Nous sommes passés en 2007 d’une référence de 185 000 litres à 385 000 litres”, explique le jeune agriculteur, “alors, nous gardons pratiquement tout”. L’insémination animale est pratiquée sur les vaches (via Umotest et Jura-bétail), tandis que la monte naturelle est préférée pour les génisses qui partagent un autre site avec les taureaux.

Sébastien et Michel Lacassagne, sur leur exploitation de 115 hectares, au Fau-haut de Boisset.

Si ce n’est de la passion, ça y ressemble

“Je ne sais pas si on peut parler de passion pour la race, mais on s’en approche”, sourit Michel Lacassagne qui a transmis le virus à son fils. Et si ni l’un ni l’autre ne courent les comices et concours, ils sont en revanche fiers de leur adhésion au syndicat départemental des éleveurs de montbéliardes.  “Cela permet de se regrouper entre éleveurs partageant un même territoire et les mêmes objectifs, de se comparer, de se situer”, affirme Sébastien Lacassagne. “Et nous sommes aussi très attachés à la publication du bulletin annuel”, ajoute-t-il. Son père remarque, en outre, que des représentants du syndicat sont invités par l’union Altitude, lors de la sélection des taureaux. Ce qu’attend avant tout la famille Lacassagne des index génétiques ? Comme une évidence : “que les vaches donnent du lait”... Chez eux, c’est une réussite.

(1) Trois associés composent le Gaec : Michel, Solange et Sébastien.

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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