Une formation à l’audit d’alimentation en élevage

C. Fournier

Les conseillers ont été formés par Philippe Brunschwig, de l’Institut de l’élevage.

 

“Cette formation, à la demande de Cantal conseil élevage, a pour base un audit d’alimentation en élevage laitier. La méthode permet de répondre à la question d’un éleveur qui n’a pas le résultat attendu en fonction de l’alimentation qu’il apporte et de trouver les causes possibles du mauvais fonctionnement en faisant le tour de l’élevage : atelier lait, silo grenier, jusqu’à l’auge en passant par le tank à lait et les animaux”, indiquait Philippe Brunschwig, à l’occasion de cette formation qui se déroulait les 10 et 11 janvier sur la commune de Chalinargues. Une méthode qui vise à répondre à des attentes en termes de production mais aussi sur le plan de l’organisation du travail : “Une ration est en effet équilibrée pour apporter ce dont la vache à besoin selon son gabarit mais après, en fonction de la façon de distribuer l’aliment, il y a des choses qui vont se passer et qui peuvent engendrer une production qui n’est pas celle que l’on attendait. C’est ce qu’il faut arriver à détecter.”

Le terrain, essentiel

“Si une baisse de lait peut être due à un manque de fourrage, un mauvais fonctionnement en début de lactation parce qu’on force un peu trop en concentré, ça ne se corrige pas forcément en lisant la ration écrite, mais sur le terrain”, poursuit M. Brunschwig, sachant que “l’éleveur fait son métier, connaît son troupeau et les bonnes pratiques d’une part et que nos ­observations ont d’autre part pour objet de répondre à certaines de ses interrogations. À l’issue du diagnostic, il lui sera donc fait des propositions par rapport à son questionnement, et dans ce cas-ci, elles lui per­mettront notamment de simplifier son travail par une seule distribution tout en permettant l’alimentation d’animaux très différents : génisses, vaches laitières, taries. Il mettra ensuite en place la formule qui lui convient le mieux. À charge enfin pour lui et son conseiller de vérifier sur une dizaine de jours que le troupeau se comporte bien comme il le souhaite.”

L’éleveur partie prenante de l’opération

 Avantage de la méthode : “Le diagnostic recense pas mal de choses que l’on connaissait séparément, mais permet aussi de repasser tout sans rien oublier”, complète Gérard Combelles, technicien Cantal conseil élevage, pour qui le choix de l’exploitation test de Thierry Benoît, était déterminé par sa position centrale géographiquement, mais aussi son silo d’herbe, “car une précédente formation en Châtaigneraie avait été faite avec base maïs, l’intérêt dans ce cas-ci étant de voir le fonctionnement de la mélangeuse. Les techniciens, poursuivait-il, passent régulièrement dans les élevages et ont donc déjà une vision partielle des problèmes. En une heure d’observation et une demi-heure de débriefing avec l’éleveur, on doit ainsi arriver à faire le tour des problèmes en “routine”, d’autant plus que nous avons les historiques en mémoire. L’éleveur doit être bien sûr partie prenante dans l’opération”.

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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