Assemblée Générale de GDS France. : Une adaptation du réseau des GDS aux nouveaux besoins

Ce 30 mars, les GDS de France étaient réunis pour leur assemblée générale. 2010 a été marquée par les Etats généraux du sanitaire (EGS) avec une forte mobilisation de GDS France et du réseau des GDS.

Les modifications de l'environnement de l'Etat, tant au niveau général (Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP)) qu'au niveau sanitaire (EGS), auront fortement impactées l'activité de GDS France et des GDS. 2010 aura aussi été le travail technique en continu avec des alertes sur certains points comme la tuberculose ou l'IBR.

Les Etats généraux du sanitaire : une réforme en profondeur du dispositif sanitaire français

2010 a été marquée par la tenue des EGS qui se sont déroulés de janvier à avril avec une volonté de réforme en profondeur du dispositif français d'organisation et d'action sanitaire. De par son rôle historique, ses compétences et son expérience, GDS France aura été l'un des acteurs majeurs de ce cycle de réunions. La synthèse des travaux a été présentée en avril par le Ministère dans un document intitulé « Une politique de sécurité sanitaire rénovée pour l'agriculture française ». Les conclusions présentées dans le document de synthèse donnent les orientations suivantes :
• Une organisation ouverte, dédiée à l'action sanitaire portant sur l'animal et le végétal avec les organismes à vocation sanitaire comme moteurs.
• Un nouveau cadre pour la surveillance, la prévention et l'action sanitaire avec une catégorisation des maladies permettant leur priorisation.
• Un nouveau dispositif ambitieux d'épidémiosurveillance.
• Un meilleur encadrement des délégations de service public.
• Un renforcement du rôle de l'éleveur comme acteur de la santé animale, notamment par une définition de l'acte vétérinaire,
• Une réaffirmation du rôle de l'État dans la définition, la conduite et le financement de la politique sanitaire, même si celle-ci devient plus largement partagée que jusqu'alors.

Une situation française excellente vis à vis des Maladies Réputées Contagieuses (MRC) mais quelques alertes

La situation de l'élevage français au regard des principales MRC est restée excellente, même si la persistance de foyers de tuberculose bovine menace aujourd'hui le maintien de notre statut européen. En 2009, la prévalence de la tuberculose bovine en France était de 0,04% et le territoire est reconnu officiellement indemne depuis 2001. Une recrudescence de cas bovins est observée de façon localisée. La surveillance a été adaptée et renforcée dans ces zones pour une détection plus précoce des foyers. Les GDS impliqués se sont fortement mobilisés pour adapter le système de surveillance et de lutte existant. Plusieurs évolutions ont été obtenues comme la revalorisation des indemnisations des abattages diagnostiques. Un groupe de réflexion, auquel GDS France participe, a été lancé par la DGAI pour travailler à une révision générale de la politique sanitaire en matière de tuberculose. Le partenariat national avec la Fédération Nationale de la Chasse (FNC) a permis de faciliter les opérations de surveillance sur la faune sauvage.
Pour 2010, l'action de GDS France a également concerné la tremblante ovine avec l'évolution de la réglementation, les virus grippaux porcins et son réseau de surveillance, la fièvre Q et la mise en place d'une action de fond, les avortements bovins ou petits ruminants et l'engagement de travaux sur le diagnostic différentiel.

Fièvre catarrhale, un succès de la vaccination généralisée, une mobilisation à poursuivre

La persistance du risque fièvre catarrhale a conduit, en 2009, les pouvoirs publics à rendre obligatoire la vaccination contre les sérotypes 1 et 8 présents en France continentale. Malgré quelques mouvements sporadiques, bien que fortement médiatisés, de refus de vaccination, celle-ci a été un succès, grâce à la mobilisation de tous, et d'abord des GDS très fortement impliqués sur ce dossier aux côtés des éleveurs, mais aussi en délégataires de missions publiques. De plus, GDS France a participé techniquement et financièrement aux programmes de recherche présentés au réseau français pour la santé animale (RFSA). Quatre programmes ont été mis en place dont un sur l'éventuel impact de la vaccination contre la fièvre catarrhale sur les performances de reproduction en élevages bovins laitier et allaitant. Les conclusions indiquent l'absence d'effet décelable.

La lutte contre les maladies non-réglementées : un des axes majeurs d'action de GDS France

L'appui aux GDS dans la lutte contre les maladies économiques et commerciales constitue l'un des axes majeurs de l'activité de GDS France.
Pour l'IBR, point positif, les zones à situation épidémiologique favorable (prévalence inférieure à 1%) peuvent maintenant entretenir les qualifications de cheptel sur la base de sérologies de mélange annuelles sur 20% des bovins âgés de plus de 24 mois. Point négatif, une modification est intervenue sur les kits de dépistage sérologique de l'IBR avec une recherche d'amélioration de la sensibilité. Cela a entrainé des baisses de spécificité dans quelques cheptels, d'où la mise en place d'une procédure exceptionnelle pour gérer cette problématique. Au 31 mai 2010, 58% des cheptels bovins français étaient sous appellation IBR. Le dossier de demande de reconnaissance par l'Union Européenne du plan national de lutte contre l'IBR est en cours de traitement. Cela permettra à la France, comme l'Allemagne, la demande de garanties additionnelles pour l'introduction de bovins sur son territoire et une circulation libre des bovins qualifiés vers les Etats Membres.
Pour 2010, l'action de GDS France a également concerné la paratuberculose avec une actualisation des plans de lutte et du système de garantie de cheptel, la BVD et la garantie bovin non-IPI, la besnoitiose et son extension progressive vers le nord.

Une adaptation du réseau des GDS aux nouveaux besoins

Les EGS ont montré la nécessité d'avoir un dispositif rénové et élargi de base de données sanitaires. Dans cette optique, une plateforme d'échanges de données va être mise à disposition. Prenant en compte la RGPP, les EGS ont conclu à la nécessité de mettre en place des organismes professionnels régionaux pour les filières animales et végétales, d'où une structuration régionale amplifiée des GDS et la constitution de pôles sanitaires régionaux associant les fédérations régionales des groupements de défense sanitaire (FRGDS) et les fédérations régionales de défense contre les organismes nuisibles (FREDON) avec comme membres de droit les autres structures tels que vétérinaires, laboratoires d'analyses, Chambres d'Agriculture, organismes de production...
La RGPP a impliqué la refonte des plans d'urgence. Dans ce cadre, GDS France a validé un projet de schéma national de mobilisation des GDS et de leurs filiales pour venir en appui de l'administration. GDS France a mandaté Farago France pour définir le cadre national d'intervention du réseau des GDS en matière de gestion des crises sanitaires et de mise en oeuvre des plans d'urgence.
Les EGS ont aussi abordé le financement de la politique sanitaire, notamment les fonds sanitaires. L'expérience des GDS, l'existence du Fonds Fièvre Aphteuse ont placé les GDS au centre des discussions. GDS France a adapté le Fonds Fièvre Aphteuse aux nouveaux enjeux et aux nouvelles règles fixées par le Bilan de Santé de la PAC.
Enfin, au delà de ses partenariats traditionnels avec l'administration vétérinaire, les organisations professionnelles agricoles et vétérinaires, GDS France a renforcé et initié de nouveaux partenariats : avec la FNO dans le cadre de la reconquête ovine (notamment, formation éleveur infirmier ovin), avec la FNC pour le suivi de la faune sauvage et les relations avec les espèces de rente, avec la MSA concernant les zoonoses…

Source GDS Creuse

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier

Publicité

Articles les + lus

Lettre d'info

Derniers commentaires