Assemblée Générale du GDSCC (1ère partie) : Compétence reconnue d'Organisme à Vocation Sanitaire des bases sanitaires fontamentales à entretenir

Assemblée Générale du GDSCC (1ère partie) : Compétence reconnue d'Organisme à Vocation Sanitaire des bases sanitaires fontamentales à entretenir

Le Groupement de Défense Sanitaire du Cheptel Creusois (GDSCC) a tenu, ce 24 avril, son Assemblée Générale sous la Présidence de Philippe Monteil.

Dans son rapport d'orientation, Philippe Monteil a évidemment rappelé que l'année 2008 a été profondément marquée par l'épizootie fièvre catarrhale et que face à ce phénomène exceptionnel, le caractère très exceptionnel de cette situation n'a pas été pris en considération dans le schéma général de gestion de cette crise.

Comme pour toute crise, des leçons à retirer…

Malgré tout, cette période particulièrement difficile apporte nombre d'enseignements :
• Le schéma sanitaire français fondé sur le trépied – DDSV / Vétérinaires sanitaires / Eleveurs réunis au sein des GDS – a su se mobiliser pour faire face en urgence grâce à son expérience, sa fiabilité et son fort ancrage départemental dans tous les élevages.
• Les GDS, dont particulièrement le GDSCC, ont vu, une nouvelle fois, leur compétence et leur expérience reconnues d'Organismes à Vocation Sanitaire être mises largement à contribution.
• Par contre, les propos contradictoires tenus aux uns et aux autres par le Ministère de l'Agriculture, sur la vaccination particulièrement, ont contribué à brouiller le message, à nourrir une tension sans précédent entre les éleveurs et les vétérinaires dans certaines zones en France, à remettre en cause les principes fondamentaux de l'action sanitaire collective et à susciter une campagne de mise en accusation des GDS.

 

… pour adapter le plan d'action

Face à cette situation, notre plan d'action doit intégrer :
• Un rappel des bases du schéma sanitaire collectif avec ses objectifs, ses apports essentiels, les droits et devoirs de chacun pour une efficacité au service de tous.
• La restauration d'un climat de confiance entre les différents intervenants basé sur des considérations rationnelles et le professionnalisme de chacun pour une efficience poursuivie du schéma sanitaire pour l'intérêt de tous.
• Une adaptation de ce schéma sanitaire aux évolutions que connaissent les élevages et les éleveurs ainsi que leur environnement.

« L'éleveur, acteur majeur de la santé animale »

Cette priorité accordée à la fièvre catarrhale, avec les retours sur les notions fondamentales que cela engendre, s'accompagne de la gestion des autres dossiers même si certains développements n'ont pu être réalisés. L'orientation majeure reste l'approche collective intra-cheptel basée sur la maîtrise des risques sanitaires, parallèlement à l'évolution de la réglementation (visite sanitaire obligatoire, bilan sanitaire annuel volontaire). L'objectif principal reste le développement d'outils favorisant une simplification des tâches administratives avec un retour le plus conséquent possible aux éleveurs de leurs enregistrements. Les bilans et analyses qui en découleront permettront une adaptation favorable des plans de prévention et de lutte. L'action sanitaire fondamentale du GDSCC se poursuit donc et s'adapte. Elle reste fortement basée sur l'adage « L'éleveur, acteur majeur de la santé animale » déclinée dans ses différents aspects.

Une mission « garanties de cheptel et image des élevages » prépondérante

Cette mission constitue un axe majeur qui montre régulièrement son importance et les nombreuses implications commerciales, et donc économiques qu'elle engendre. En matière de suivi des maladies réglementées historiques, nous sommes passés logiquement à une politique de contrôles des points à risques avec les allègements de prophylaxies, la mise en place de la visite sanitaire obligatoire et de SIGAL. Cependant, la vigilance doit rester de mise et il ne faut pas confondre allègements de prophylaxies et relâchement dans la surveillance. L'allègement des prophylaxies se réalise parallèlement à un renforcement des contrôles sur certains points à risques. Ainsi, la prévention de la tuberculose nécessite le plein respect du contrôle des animaux concernés. Cette maladie connait des résurgences dans certains départements avec toutes les contraintes que cela entraine au niveau de l'élevage atteint, mais aussi de tous les élevages en relation épidémiologique dont le nombre peut être conséquent. Pour nombre de cas, c'est le non-respect des mesures de contrôles qui s'avère à l'origine du foyer.

Une éradication de l'IBR à amplifier par une application stricte des mesures

D'un point de vue plus départemental, notre situation favorable vis-à-vis de l'IBR (6% de cheptels positifs, diminution de 15% sur un an) doit être amplifiée. Cela nécessite une application stricte des mesures d'assainissement des cheptels et qu'ainsi quelques éleveurs ne fassent pas courir de risques à leurs collègues et ne retardent pas l'acquisition du statut indemne pour le département. Cela aura des répercussions économiques importantes en termes de commercialisation et d'allègements des prélèvements. Cela demande donc une mobilisation forte et continue des vétérinaires et de la DDSV.

Une utilisation des outils proposés par le GDSCC encore à améliorer

Pour les maladies non-réglementées, l'apport de garanties et sa bonne utilisation pour la gestion sanitaire de nos troupeaux passe par une utilisation encore améliorée des outils disponibles. Que ce soit pour la paratuberculose (apport de garantie par les cheptels vendeurs de reproducteurs ou préparant la cessation d'activité), pour la BVD (maîtrise des points à risques, statut non-IPI), pour le SDRP, pour la gestion des introductions (billet de garantie conventionnelle pour les bovins, ovins ou caprins et recommandations pour les différentes étapes)…, les progrès sont importants avec des résultats palpables. La coopération étroite avec les acteurs commerciaux et autres organisations agricoles porte ses fruits. Mais, il est encore trop observé une omission ou une négligence vis-à-vis de ces bonnes pratiques avec des répercussions importantes, d'où la nécessité de poursuivre, voire de renforcer, ce travail collectif de sensibilisation, notamment dans cette période difficile ou des impasses, a priori anodines, peuvent se révéler catastrophiques.

Une mission « lutte contre les maladies contagieuses » qui se globalise

Les évolutions 2007 – 2008 (réglementation sur le médicament vétérinaire avec la mise en place du suivi sanitaire permanent, visite sanitaire obligatoire en élevage bovin), au-delà des contraintes réglementaires, peuvent constituer de réelles opportunités de faire avancer la gestion sanitaire de l'individuel et du curatif vers le collectif et le préventif si éleveur et vétérinaire s'approprient la démarche pour apporter une cohérence et une efficacité du conseil vétérinaire en élevage. La période de crise actuelle n'a pas été propice à la sensibilisation et au développement de cet axe qui reste néanmoins majeur à moyen terme. Les outils suivants participent à cette maîtrise des risques sanitaires :
• Les formations « éleveur infirmier de son élevage ». Reconnues très satisfaisantes par les éleveurs participants, elles vont être poursuivies avec un champ étendu. Chaque éleveur volontaire pour en bénéficier contacte son Cabinet Vétérinaire.
• Le PSE du GRASL, prémonitoire pour son approche globale technique et économique, poursuit son adaptation afin qu'il reste une référence.
• La gestion des déchets de soins et des périmés, avec une proposition d'organisation départementale pratique et peu onéreuse par les vétérinaires en étroite collaboration avec le GDSCC, est opérationnelle.
• La toute récente (le 17 avril 2009) création de l'« Association des GDS de la zone ORANI », dans laquelle le GDSCC est moteur, va permettre un retour plus complet des bilans et analyses aux éleveurs pour les enregistrements concernant leurs cheptels.
• La maladie des muqueuses ou BVD fait l'objet d'une attention particulière depuis de nombreuses années. Notre plan de maîtrise des points à risques a montré son intérêt. Les différents cheptels concernés par cette pathologie vont faire l'objet d'un suivi technico-économique afin d'évaluer l'importance de la problématique de cette maladie.

Une mission « mutualisme » pleinement d'actualité avec un investissement renouvelé du Conseil Général

Cette mission historique du GDSCC se retrouve pleinement d'actualité avec l'épisode fièvre catarrhale et la création de la Caisse Solidarité Santé Animale. Notre collaboration étroite avec le Conseil Général se situe dans le cadre d'une convention globale d'objectif et dans le traitement d'urgence de situations difficiles telle que l'épizootie de fièvre catarrhale. Nous espérons la poursuite et l'adaptation de notre convention générale en fonction des nouveaux besoins. Concernant la convention spécifique avec le LDA, elle arrive à échéance à la fin de cette campagne. Une nouvelle mouture est à produire rapidement afin qu'elle soit effective pour le début de la prochaine campagne. Des améliorations, notamment sur les tarifs en contrepartie d'économies sur le fonctionnement, sont encore possibles et nécessaires. Concernant la fièvre catarrhale, nous remercions le Conseil Général pour son aide (117.040 €) pour les analyses dans le cadre des échanges et les vacations dans le cadre de la vaccination 2008. Au cours de cette AG, Jacky Guillon, Vice-président du Conseil Général, a indiqué que la reconduction de cette aide exceptionnelle pour la vaccination fièvre catarrhale allait être débattue début mai.

Une forte implication du GDSCC dans sa mission « information »

Cette mission connaît une progression importante en relation avec l'inflation des connaissances, de la réglementation, de l'actualité… Les voies informatiques sont privilégiées pour des raisons de praticité et de coûts. Cela va continuer avec l'évolution du site, des informations disponibles et communiquées. L'amélioration de l'information, c'est aussi une meilleure coordination avec les autres intervenants, DDSV, LDA, vétérinaires, Chambre d'Agriculture, opérateurs commerciaux, autres OPA… avec un échange privilégié d'informations adaptées à chaque structure.

 

Source Groupement de Défense Sanitaire du Cheptel Creusois

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