Avec « Le sanitaire… j’adhère ! » Poursuivons ensemble pour l’excellence sanitaire (chapitre 5/5)

GDS 23 GDS Creuse

Avec « Le sanitaire… j’adhère ! » Poursuivons ensemble pour l’excellence sanitaire (chapitre 5/5)

Interview Dr Pascale Gilli-Dunoyer, Directrice adjointe de la DDCSPP 23 

Avec « Le sanitaire… j’adhère ! » Poursuivons ensemble pour l’excellence sanitaire (chapitre 5/5)

La visite sanitaire obligatoire en élevage bovin (VSB)

Dans son intervention de fin d’assemblée, le Dr Pascale Gilli-Dunoyer, Directrice adjointe de la DDCSPP 23, a présenté la visite sanitaire obligatoire en élevage bovin, ses apports et ses intérêts dans la gestion sanitaire de son troupeau. 

Un outil de l’action sanitaire collective 

Avec le passage d’un système d’éradication vers une épidémio surveillance, l’Etat a instauré en 2005 une VSB pour surveiller et prévenir les risques sanitaires. Cette visite est réalisée par votre vétérinaire sanitaire et est prise en charge par l’Etat. Elle a pour but de vous sensibiliser à la santé publique vétérinaire et aux moyens d’améliorer le niveau de maîtrise des risques sanitaires de votre exploitation. Cette visite sanitaire a été étendue à d’autres espèces (ovine, caprine, porcine, avicole et apicole). 

Différentes thématiques depuis 2005, des exemples marquants de leur utilité chez les éleveurs et chez les vétérinaires 

 Depuis 2005, différentes thématiques ont été abordées : santé animale, biosécurité, pharmacie vétérinaire, santé publique vétérinaire, avortements, fièvre aphteuse ou encore antibiorésistance. Pour la thématique 2015, la fièvre aphteuse (FA), les objectifs de la visite étaient de rappeler les signes d’appel de la FA, ses modalités de contamination et d’indiquer la procédure lors de suspicion. Elle concernait les vétérinaires et les éleveurs. Avant la visite, sur 163.000 VSB réalisées, 58 % des éleveurs déclaraient appeler leur vétérinaire s’ils voyaient 1 vache qui boite ET qui salive (90 % après la visite), 83 % ne savaient pas que la FA pouvait se propager en quelques heures, 9 % n’ont pas su citer de signe clinique évocateurs et 36 % ne savaient pas que les porcs/sangliers étaient des espèces sensibles. A partir d’une photo de lésion buccale évocatrice de FA sur un bovin, seuls 56 % des vétérinaires auraient contacté leur DDCSPP directement. La définition d’un cas suspect de FA n’était pas claire pour 20 % des vétérinaires avant cette VSB. 

Pour 2017, la biosécurité : protéger une population animale, l’homme et l’environnement des agents infectieux 

La biosécurité est l’ensemble des mesures destinées à protéger une population animale, l’homme et l’environnement des agents infectieux transmissibles. Elle comprend les infrastructures, les techniques, les pratiques d’hygiène avec une triple finalité : santé animale, sécurité sanitaire des aliments et santé humaine notamment la vôtre en tant qu’éleveurs. Elle peut se décomposer en 5 axes de points de maîtrise : faire que le pathogène ne rentre pas dans un troupeau, ne circule pas dans un troupeau, ne sorte pas d’un troupeau, n’infecte pas l’homme et ne persiste pas dans l’environnement (cf. article du 20/01/2017). De plus, vous avez pu découvrir ces éléments lors de notre journée portes ouvertes le 11 mars dernier. 

La visite sanitaire obligatoire, un outil de l’action sanitaire collective 

En conclusion, le Dr Pascale Gilli-Dunoyer a indiqué que la VSB était un outil de l’action sanitaire collective permettant de consolider la nouvelle gouvernance sanitaire (surveillance, prévention et lutte), de renforcer le trépied sanitaire (éleveur, vétérinaire et administration) et d’aider les éleveurs à limiter les risques (sanitaires, économiques et environnementaux). 

Dr Didier GUERIN – Marien BATAILLE – GDS Creuse – www.gdscreuse.fr

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