Bilan de santé de la PAC : Dans le bon sens mais un goût d'inachevé»

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Bilan de santé de la PAC : Dans le bon sens mais un goût d'inachevé»

La COPAMAC-SIDAM réunit les présidents des FDSEA, JA et Chambres d'Agriculture du Massif-Central. Son président, Jacques Chazalet (photo), livre à la Volonté Paysanne, sa réaction sur les modalités du bilan de santé de la PAC livrées lundi 23 février par Michel Barnier.

Quel est votre sentiment sur les décisions du ministre ?

«Voilà plus de deux ans que nous conduisons un travail de proposition dans le cadre du bilan de santé de la PAC. Ce travail s'est accompagné d'une action syndicale de chaque instant avec pour point d'orgue la manifestation historique du 16 septembre dernier à Clermont-Ferrand avec 20 000 personnes. C'est sur notre travail de fond que s'est appuyé Michel Barnier pour négocier sa «boîte à outils» nécessaire au rééquilibrage des soutiens de la PAC en faveur des plus fragiles.
Pourtant, au lendemain des décisions annoncées par le Ministre, notre sentiment est partagé. Nous avons été entendus sur quelques principes fondamentaux. La convergence et l'aide unique à l'hectare ont été mises de côté et les actifs ont été reconnus. Certaines avancées sont indéniables : L'herbe a, enfin, été reconnue comme une réelle production puisque qu'elle sera soutenue au travers du 1er pilier de la PAC.
L'élevage ovin retrouve un niveau de compétitivité acceptable qui, nous l'espérons, pourra permettre aux éleveurs de tirer un revenu décent de leur production.
L'aide au lait des zones montagneuses (20 €/1000L) n'est pas à la hauteur de nos demandes, (40 €/1000L) mais elle devrait permettre d'aider au maintien de la production laitière dans ces zones.

Quelles sont vos inquiétudes ?

Les manoeuvres et pression de dernière minute de quelques lobbies ont, en partie, détricoté le travail constructif que nous avons eu avec le Ministère depuis deux ans. Ainsi le montant du soutien à l'herbe est insuffisant pour aboutir au rééquilibrage recherché vers les systèmes herbagers que plébiscitent les européens et les pouvoirs publics. Cette insuffisance est notamment mise en exergue sur les systèmes bovins allaitants qui ont pourtant fortement contribué à alimenter le pot commun.
Enfin, l'effort annoncé sur les ICHN n'en est pas un puisqu'il consiste à tenir une promesse du Président de la République et de son Ministre de l'Agriculture Hervé Gaymard, faite il y a 7 ans et jamais totalement tenue. Nous exigeons dès maintenant que, sur cette question des ICHN, le Ministre corrige le tir.

Quelle est la prochaine étape ?

Des groupes de travail nationaux vont se réunir pour définir les critères techniques de mise en oeuvre des décisions. Nous serons vigilants sur toutes les décisions qui pourraient être prises concernant l'élevage herbager et les productions végétales des zones à faibles potentiels».

Source La Volonté Paysanne

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