Charolais Original complète son test de génotypage

Patrick CHEVALIER - ELVA NOVIA

Charolais Original complète son test de génotypage

Lancé il y a un an, Charolais Original, complète son test de génotypage en fournissant dans ses résultats le statut génétique des animaux sur l’ataxie, une anomalie existante en race Charolaise, permettant ainsi aux éleveurs la possibilité de les identifier et donc de les gérer.

LISTOIRE une fille du célèbre CASTOR meilleure enchère à 4400 € lors de la vente d’animaux génotypés organisée lors du dernier Sommet de l’Elevage. Les 5 femelles issues du noyau de sélection de Charolais Univers ont trouvé preneur à un prix moyen de 2900 €

Index génomique IBOVAL

Charolais original permet d’évaluer précocement les reproducteurs sur leurs potentiels génétiques de production en proposant des index génomiques IBOVAL. L’évaluation « gIBOVAL » est la version génomique des index IBOVAL, obtenus en ferme, dans les élevages en contrôle de performances. Les caractères, bien connus des éleveurs, sont la facilité de naissance (IFNAIS), la croissance et la morphologie au sevrage (CRsev, DMsev et DSsev), l’aptitude au vêlage et à l’allaitement (AVel et ALait), ainsi que les aptitudes bouchères mesurées à partir de l’exploitation des données d’abattage produite par la filière.
Cette évaluation est l’aboutissement du programme de recherche GEMBAL. En race Charolaise, les partenaires qui l’ont financé et conduite sont, Idele, INRA, Races de France et ALLICE (ex UNCEIA), cette production fait donc partie d’un « périmètre mutualisé », commun à ces différents acteurs de la génétique.
Ce test de génotypage s’adresse uniquement aux femelles présentes dans des élevages VA4 et aux mâles inscrits ou inscriptibles au HBC.
En plus de l’évaluation génomique IBOVAL, le test permet de valider la compatibilité génétique (VCG) des reproducteurs avec leurs parents et d’identifier s’ils sont porteurs de gènes d’intérêts tel le gène mh (gène culard) et le gène Sans Cornes.
Le retour technique de ces tests génomiques pour les éleveurs, est qu’ils permettent d’obtenir des  informations plus précoces sur le potentiel génétique des reproducteurs. Par exemple, pour connaitre l’aptitude à vêler ou le potentiel laitier qu’un taureau transmet à ses filles, il fallait attendre respectivement 6 et 7 ans, le temps que suffisamment de filles vêlent et allaitent leurs veaux. La génomique a beaucoup réduit ce délai, puisque l’on connait dès l’âge de quelques mois le niveau génétique des animaux génotypés, cela avec un niveau de précision aussi élevé que pour un taureau de 4 ans évalué en ferme. Permettant ainsi d’éliminer les animaux les plus détériorateurs avant qu’ils ne fassent souches dans l’élevage !

L’Ataxie, différenciation spécifique de Charolais Original

L’Ataxie est une maladie génétique connue depuis longtemps, mais identifiée récemment grâce la génomique. C’est une maladie neurodégénérative qui se traduit par un manque de coordination des mouvements principalement des membres arrières, les animaux commençant par croiser les pattes et vaciller du train arrière ce qui  amène assez rapidement à une incapacité de l'animal à se lever. Cette maladie qui fait penser à un « tour de reins » survient entre 8 et 24 mois, sur les mâles ou les femelles.
L’ataxie est une mutation de type récessif. Cela signifie que seuls les animaux porteurs homozygotes (A/A) déclencheront la maladie et qu’un animal hétérozygote (A/G)  est un porteur sain. Les produits directs d’animaux non porteurs (G/G) ne déclencheront jamais la maladie.
Pour éviter les risques, la meilleure solution reste de génotyper les femelles pour connaitre leur statut, et ainsi de n’accoupler les femelles porteuses qu’avec des taureaux non porteurs. Sinon éviter d’accoupler des taureaux porteurs sur des souches à risque : Grand-Père Maternel porteur.
Les lignées porteuses du gène sont désormais connues, ainsi tous les taureaux présents sur le catalogue Charolais Univers disposent de cette information. Tous les taureaux recrutés depuis 2 ans sont non porteurs.

Deux autres anomalies ont été découvertes :

• La DEA (Displasie Ectodermique Anhydrotique), veaux qui naissent sans poils et sans dents, qui vivent au maximum 4-5 mois. Très peu fréquente, elle ne présente que très peu de risque.
• Le BLIND (progressive Blindness), maladie à déterminisme récessif, qui ne s’exprime qu’à l’état homozygote (2 parents porteurs) et qui se manifeste par une dégénérescence progressive de la vue. Les symptômes n’apparaissent que vers l’âge de 4-5 ans, l’animal conserve une valeur marchande, elle pourra donc facilement se gérer dans le temps.

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