Commerce des bovins en Creuse.Un travail d’équipe efficace et reconnu

Dr Didier GUERIN

Commerce des bovins en Creuse.Un travail d’équipe efficace et reconnu

Opérateurs commerciaux de bovins => La rencontre annuelle avec les opérateurs commerciaux a été centrée sur l’agrément des centres de rassemblement, les apports de la situation sanitaire favorable de la Creuse (IBR) avec le travail d’équipe qui l’entoure.

Les bovins maigres à l’export : les atouts sanitaires de la Creuse, un travail d’équipe pour une commercialisation facilitée bénéfique pour les éleveurs creusois

Commerce des bovins en Creuse.Un travail d’équipe efficace et reconnu

Alors que la demande d’animaux maigres français par les pays tiers augmente, la Creuse a su s’adapter et répondre efficacement aux différentes exigences règlementaires.

Didier Picaud, Chef-Produit de la Coopérative Creuse Corrèze Berry Elevage (CCBE), acteur majeur dans la commercialisation d’animaux maigres en France et à l’Export, apporte son témoignage sur ce qu’il vit au quotidien.

Sur un plan commercial, quels atouts trouvez-vous en Creuse ?

Je salue en premier l’aide apportée par un certain nombre de structures départementales. D’abord, le GDS de la Creuse qui s’est mobilisé pour que les élevages creusois soient indemnes d’IBR. C’est, aujourd’hui, un avantage concurrentiel  indéniable permettant de nous positionner sur les différents marchés qui exigent des animaux indemnes d’IBR :

  • En France, dans des zones d’engraissement majeures, comme le Grand Ouest. La plupart des régions de France le savent et nous sollicitent donc en priorité.
  • A l’Export, notamment pour certains pays du pourtour Méditerranéen comme l’Algérie. Lorsqu’un acheteur étranger vient nous voir, il est sûr de pouvoir se procurer des animaux correspondant à ses exigences (plus de 90% des cheptels creusois sont sous appellation IBR) alors que dans d’autres départements la probabilité n’est que de 50%. D’ailleurs, certains départements voisins nous sollicitent pour exporter des animaux qu’ils ne trouvent pas chez eux !

En matière d’exportation, avez-vous rencontré des contraintes techniques ou administratives particulières au cours de l’année 2012 ?

Oh non, bien au contraire ! C’est ce qui fait également la force de notre département. Nous avons la chance d’avoir un laboratoire d’analyses à proximité de notre centre de rassemblement, le LDA d’Ajain. Le LDA a su se montrer réactif (résultats d’analyses dans de courts délais) et compétitif (coûts minorés). Sur le plan administratif, je remercie le pôle Santé Animale de la DDCSPP, il nous a tenus régulièrement informés des décisions règlementaires et de leur évolution, ce qui est essentiel pour les marchés extérieurs. Je remercie aussi Jean Claude Gautier et Virginie Lewyllie, nos vétérinaires sanitaires chargés de l’agrément des animaux à l’export pour leur implication sans faille dans le travail réalisé au quotidien. Tout ce travail n’aurait certainement pu se réaliser aussi efficacement sans une bonne cohésion de l’ensemble de ces services. La Creuse trop souvent décriée peut se féliciter, grâce aux efforts de tous, des bons résultats de sa filière.

En relation avec l’actualisation de la réglementation pour l’agrément des centres de rassemblement et des marchés, les éleveurs sont plus spécifiquement concernés sur trois points qui pourraient limiter, voir empêcher, la commercialisation de leurs animaux : statut sanitaire de l’élevage, indentification des animaux et conformité avec les documents (sexe, race, âge).

Une rencontre à destination des opérateurs commerciaux s’est déroulée ce 17 janvier au siège de GDS Creuse. Cette réunion a été co-animée par la DDCSPP et GDS Creuse.

Un agrément des centres de rassemblement et des marchés pour le 1er juillet 2013

Du fait d’une réglementation ancienne (juin 1994), de non-conformités relevées par l’Office Alimentaire Vétérinaire (OAV) en 2011, la réglementation pour l’agrément des centres de rassemblement et des marchés a été actualisée en 2011 pour une application avant le 1er juillet 2013. Cette réglementation concerne dorénavant tous les lieux de rassemblements (centres, marché) quelle que soit l’espèce (animaux de rente) et les activités de négoce (national ou international).

Une réglementation axée sur le sanitaire, la traçabilité produits et le bien-être animal

Jean-Louis Ritti du service Santé Animale de la DDCSPP a présenté les éléments constitutifs essentiels de l’agrément. Trois volets forts soutiennent cette réglementation (cf. illustration) : sanitaire, traçabilité des produits et bien être animal. Pour les centres agréés au titre des exportations et des échanges, un volet spécifique. Cela concerne, notamment, le respect des règles liées à la certification sanitaire, les aménagements ou procédures garantissant l’absence de mélange de statuts différents et la compétence d’un vétérinaire sanitaire attaché à l’établissement pour le respect des exigences de l’agrément du centre.

Une vigilance « tuberculose » à maintenir pour les commerciaux et les éleveurs

La tuberculose a connu des zones de résurgence. Le taux de cheptels infectés français est passé de 0.02% en 2004 à 0,08% en 2011, la limite pour rester zone indemne est de 0,1%. En 2011, le nombre de nouveaux foyers est en régression. La situation est variable selon la localisation. Deux départements (21 et 24) regroupent la moitié des élevages infectés et la majorité des autres départements touchés ne renferment que 1 ou 2 foyers. Il a été rappelé aux commerciaux d’être très vigilants par rapport au respect des mesures prescrites, cette vigilance devant être également de règle chez les éleveurs.

Une offre de services du laboratoire départemental d’analyses appréciée au delà du département

Dans un contexte de développement des exportations et des échanges d’animaux vivants, le Laboratoire Départemental d’Analyses du Conseil Général de la Creuse s’est investi, pour les négociants, dans les analyses requises pour les certificats sanitaires. Ce service suppose, en plus d’une compétence technique, de répondre à des délais d’analyses courts (moins d’une semaine) à ultra-courts (dans la journée à moins de 48h) et une maîtrise des coûts. Plusieurs milliers d’échantillons (contre 1.000 en 2011) ont été traités en 2012. Cette performance a été permise en combinant technicité et organisation : automatisation du traitement des échantillons, des analyses ELISA et PCR ; organisation fine des équipes et de l’approvisionnement en réactifs à partir d’un plan de charge tenu en temps réel ; adaptation des plannings aux contraintes de calendrier ; forte intégration avec l’amont (coordination avec les négociants, vérification conjointe des enregistrements avant émission des résultats) et l’aval (DDCSPP). Ce service est reconnu et apprécié en Creuse (cf. témoignage de CCBE), mais aussi au-delà puisque 10 entreprises concernant 200 cabinets vétérinaires sur 10 régions l’utilisent.

Une situation IBR de la Creuse très favorable qui renforce nos atouts sanitaires pour une commercialisation facilitée bénéfique pour les éleveurs creusois

Notre action de protection du département vis à vis de l’IBR et de certification parallèle des cheptels initiée en 1996 se traduit aujourd’hui par un taux de cheptels certifiés de 93% et positifs de 3%. Dans le contexte actuel de demandes de broutards qualifiés en IBR pour le Grand Ouest ou pour l’export, cette situation s’avère un atout commercial primordial (cf. témoignage de CCBE). A la demande de certains opérateurs commerciaux afin de faciliter leur travail administratif, une fourniture par voie informatique de la liste des cheptels sous appellation IBR avec actualisation hebdomadaire va se mettre en place.

N’hésitez pas à nous contacter pour plus de renseignements et rendez-vous le 16 mars, journée de nos portes ouvertes pour échanger sur ce sujet et d’autres…

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