Communication : Rétablir la vérité sur l'élevage à viande

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Communication : Rétablir la vérité sur l'élevage à viande

Face aux critiques dont fait l'objet l'élevage de races à viande, la filière française a décidé de rétablir la vérité auprès des consommateurs et lance une campagne d'information par le biais des bouchers.

« Non... l'élevage bovin de races à viande ne favorise pas la faim dans le monde ! Non... les races à viande ne sont pas la cause du dérèglement climatiques ! »... Des vérités que la filière, par le biais des artisans bouchers a décidé de clamer haut et fort. Une campagne de communication sur le thème « le boeuf race à viande, un bon morceau d'environnement », va être mise en place dans plus de 2.000 boucheries françaises. Objectif : rétablir la vérité sur ce type d'élevage en dialoguant avec les consommateurs.

« Je suis en colère mais nous sommes obligés de nous justifier face aux attaques de plus en plus forte sur la viande (...) Nous ne laisserons pas salir nos métiers. », explique Henri Baladier, éleveur et président des élevages Label Rouge. Depuis quelques années, l'information, mondialisée, a porté le discrédit sur l'élevage de bovins viande, en général, estime Louis Orenga, directeur du Centre d'Information des Viandes. Si certaines critiques sont justifiées dans certains pays, le CIV veut mettre en avant les particularités de l'élevage français.


Des troupeaux nourris à 80% d'herbe

Cette campagne rappelle notamment : que les troupeaux allaitants en France sont nourris à 80% à base d'herbe ; que ces animaux permettent de préserver 5 millions d'hectares de prairie (10 millions de terrains de foot) et que la moyenne des animaux est de 80 par exploitation familiale.

«Il faut le dire : il n'y a pas de feedlots (parcs d'engraissement intensifs. Ndl) en France» clame Jean-Pierre Fleury, secrétaire général de la fédération Nationale Bovine qui explique que 80% des bovins sont engraissés sur les fermes familiales. La profession travaille d'ailleurs sur une nouvelle formule d'engraissement «à la française», sans soja importé.

Des émissions de GES réduites de moitié, grâce aux prairies

Cette campagne veut également relativiser l'impact des animaux sur le réchauffement climatique. Car si la part de l'élevage bovin (viande et lait) dans les émissions de gaz à effet de serre est évaluée autour de 8% (11% pour l'ensemble des ruminants), ce bilan ne tient pas compte du stockage de carbone dans les sols des prairies. Stockage évalué à 1 tonne/ha/an. «Cet effet puits de carbone permet de compenser 50% des émissions de GES des animaux», assure Jean-Baptiste Dollé de l'Institut de l'élevage.

Mais ce modèle, à la française, reste fragile. «Ce modèle peut-être mis à mal du jour au lendemain notamment par les accords à l'OMC » explique Jean-Pierre Fleury qui rappelle que chaque matin, le Brésil tape à la porte de l'Europe pour tenter d'y exporter ses animaux....




La ration des vaches allaitantes est composée à  80% d'herbe (photo CIV)

La ration des vaches allaitantes est composée à 80% d'herbe (photo CIV)

 

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