Concours : La race aubrac réussit son ouverture à Saint-Mamet

T. BOUSSEAU

Organisé pour la première fois hors du berceau de la race, le concours interdépartemental aubrac a une nouvelle fois démontré le savoir-faire des sélectionneurs cantaliens.

Même loin de ses bases, la race aubrac conserve tous ses aplombs. Organisé pour la première fois en dehors du berceau de la race, le concours interdépartemental aubrac a non seulement confirmé le savoir-faire des sélectionneurs cantaliens, mais il a aussi permis aux éleveurs de Châtaigneraie et du Lot de prouver qu'ils étaient à la hauteur des attentes de la race. Pendant deux jours, le foirail de la Croix Blanche à Saint-Mamet s'est ainsi paré aux couleurs de l'aubrac, attirant de nombreux habitants du canton et même au-delà. Trente-six élevages (dont deux du Lot) y présentaient pas moins de 303 aubracs, du jamais vu en Châtaigneraie !

“Un concours qui fait rêver”

Dimanche soir, Michel Bos, président du Syndicat cantalien des éleveurs aubrac, résumait un sentiment partagé de manière unanime : “Ce week-end s'est parfaitement déroulé, grâce à une équipe dynamique, professionnelle, efficace, disponible et organisée”. En écho, Arnaud Calmejane, président du comice de Saint-Mamet, assurait que “le succès de ces deux jours nous encourage à organiser
d'autres manifestations de ce type. Le foirail de la Croix Blanche s'est révélé parfaitement adapté à cet évènement”.
Pourtant largement rompus aux concours, les éleveurs “historiques” vantaient eux aussi la qualité de l'accueil castanhaïre “C'est bien que la race aubrac s'ouvre de cette manière, soulignait Jean-Louis Batifol de Chaudes-Aigues. Et puis on a tous la même passion de la race, c'est ça qui est important”.
Venu sans complexe présenter ses meilleurs éléments, le Lotois Éric Lacam jugeait lui que “le premier prix d'ensemble attribué à Jean-Pierre Felgines montre les progrès génétiques réalisés par les éleveurs hors du berceau”. Il est vrai que les éleveurs de Châtaigneraie ont démontré un réel savoir-faire en terme de sélection, empochant même deux trophées de choix : le prix de famille femelle et le premier prix en taureau de quatre ans. Le “gratin” génétique reste cependant concentré dans les bastions historiques, qui trustent l'essentiel des 52 premiers prix décernés lors d'un concours “d'un très bon niveau” selon Philippe Labarbarie, technicien à l'Union aubrac. Pour André Veyrac, secrétaire général du herd-book aubrac, “ce concours nous a fait rêver, et c'est peu dire que les agriculteurs ont besoin de rêver en ce moment !”
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
Droits de reproduction et de diffusion réservés.

Source union du Cantal

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier

Publicité

Articles les + lus

Lettre d'info

Derniers commentaires