Conseil Alliance Alimentation : Conseil pour stimuler la flore ruminale

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La flore du rumen est composée de centaines d'espèces de bactéries, protozoaires, champignons et levures qui représentent des milliards de micro-organismes. Ce sont ces microbes qui permettent aux ruminants de digérer les aliments distribués et de les transformer en nutriments indispensables à leur vie et à leurs productions.

Pour que cette gigantesque usine fonctionne correctement, il est nécessaire qu'un équilibre existe entre toutes les espèces microbiennes utiles. En terme de pH ruminal, cet équilibre s'instaure entre 5,8 et 6,4.

Cependant, les rations distribuées aux ruminants en production sont souvent très riches en sources énergétiques au détriment des fourrages, ce qui a pour conséquence une baisse de pH en dessous de 5,6 et une perturbation de l'équilibre microbien. S'en suivent alors des baisses de production (lait ou gain de poids), des troubles digestifs comme l'acidose et autres signes cliniques.

Les premières solutions pour éviter ces déséquilibres sont d'ordre alimentaires et techniques : maintenir un équilibre voisin de 60/40 dans les quantités distribuées entre fourrages et concentrés, augmenter le nombre des distributions journalières de concentrés, distribuer les fourrages avant les concentrés le matin... Ces techniques sont primordiales et doivent être nécessairement mises en place avant tout autre action corrective.

Quand les rations se font plus riches en concentrés pour permettre des productions élevées, la distribution de facteurs tampons du rumen peut ensuite pallier à une légère baisse du pH du rumen. Cependant, la solution la plus performante est de stimuler le développement et le fonctionnement des populations microbiennes du rumen pour améliorer la digestion et renforcer les productions. Cette stimulation se réalise par le biais d'un apport alimentaire d'éléments nutritionnels directement utilisables par la flore, et en particulier par la flore cellulolytique (qui digèrent les fourrages) et par les microbes consommateurs de l'acide lactique responsable de l'acidose.


Ces éléments nutritionnels (appelés également nutrilites) «accélérateurs de flore» sont des vitamines, des acides aminés essentiels, des oligo-éléments, des enzymes, des peptides, des acides nucléïques.... C'est ici que réside l'intérêt de la distribution de cultures de levures comme DIAMOND V suivant les espèces. Cet aliment complémentaire, qui se distribue à quelques grammes ou dizaines de grammes par animal et par jour, est issu d'une double fermentation : la première permettant de multiplier les levures (Saccharomyces cerevisiae), la seconde de les faire produire des métabolites sur un support de céréales. Après déshydratation des levures et de leur milieu de culture, on obtient alors une diversité importante de nutrilites provenant à la fois du métabolisme des levures, mais également des levures elles-mêmes (cytoplasme et membrane). Un véritable «fond de cuve» pour la flore ruminale et un accélérateur performant pour son fonctionnement permettant de tirer le meilleur parti de l'alimentation distribuée !

Source AP

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