De multiples enjeux pour les bâtiments du futur

Cyrielle Delisle - Réussir Bovins Viande Janvier 2013

De multiples enjeux pour les bâtiments du futur
Le bâtiment d’élevage du futur devra être compétitif et durable pour l’homme et son environnement. Il n’y a pas un bâtiment du futur, mais des bâtiments adaptés aux enjeux, au contexte de l’exploitation et aux aspirations de l’éleveur. © C. Delisle

Développer et structurer un réseau de compétences à l’échelle nationale, telle est l’ambition du RMT bâtiments d’élevage du futur.

Échanger et partager sur les enjeux ainsi que sur les pistes d’adaptation technique des bâtiments de demain, constituaient les objectifs du colloque organisé par le Réseau mixte technologique (RMT) bâtiments d’élevage du futur à Paris, mi-décembre. Yves Françoise, de la chambre d’agriculture de la Manche a rappelé que « le bâtiment d’élevage doit être à l’image du projet de l’éleveur et fonction du contexte de l’exploitation, de la filière de production agricole et plus globalement des attentes de la société. » L’élevage est en effet de plus en plus scruté par une société qui le connaît de moins en moins. Cette constatation est ainsi à intégrer dans le raisonnement. Aussi les enjeux sont multiples pour tout projet de construction ou de rénovation et ne doivent pas devenir antagonistes.
Quatre grands types d’enjeux ont ainsi été recensés : économie, bien-être animal, environnement et travail autour desquels gravite la problématique de l’aménagement du territoire (les documents d’urbanisme rendent de plus en plus de zone agricole inconstructible ou rendent difficile la construction de bâtiments agricoles). L’éco-construction est également une piste à considérer pour la conception et l’utilisation des bâtiments. Au sein de chacun de ces items, des tendances lourdes (déjà présentes) et d’autres émergentes (liées au contexte actuel) ont été relevées, car pouvant impacter les constructions futures et les réponses techniques qui peuvent être apportées par le bâtiment.

Une diversité de réponses

Côté économie, le bâtiment représente la majorité des investissements. Dans le futur, ils devront donc être plus que jamais rentabilisables et permettre la maîtrise des coûts. Ensuite, le travail devra faire partie intégrante dans la conception afin de contribuer notamment au renouvellement des générations (attractivité, conditions de travail, astreinte réduite…) et au rajeunissement d’un parc bâtiments âgé. D’autre part, les conditions dans lesquelles sont logés les animaux ont un impact majeur sur leur santé et leur bien-être. Et, la demande sociétale est forte sur ces questions. Les constructions devront par ailleurs prendre en compte leurs effets sur l’environnement - prélèvements des ressources en eau, en énergie, en minéraux… ou par des rejets à l’origine de pollution de sol, de l’eau ou de l’aire.
« Il ne faut pas s’enfermer dans un raisonnement, il y a de la place pour la diversité. Demain, notre réflexion portera sur l’état des connaissances, l’observation de ce qui se fait ailleurs, il faudra acquérir encore des références et réussir à avoir toute l’expertise requise pour communiquer auprès des décideurs », conclut Jean-Louis Peyraud, président du Gis élevage de demain.

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