Elvéa 44 : « On ne s’en sortira que par davantage d’organisation »

Catherine Perrot

Elvéa 44 a tenu son assemblée générale annuelle à Malville, dans un contexte économique très difficile pour les producteurs de viande bovine.
Elvéa 44 a tenu son assemblée générale annuelle à Malville, dans un contexte économique très difficile pour les producteurs de viande bovine.

L’organisation professionnelle non commerciale, Elvéa 44, qui regroupe des éleveurs de bovins et des acheteurs indépendants soucieux de gérer au mieux leur offre et leurs marchés, s’est réunie la semaine dernière à Malville.

L’association Elvea 44 a tenu son assemblée générale jeudi 26 février dernier, à Malville. À ce jour, Elvéa 44 rassemble 230 éleveurs et 15 négociants/abatteurs. Faisant le point sur ses activités passées, l’association a notamment évoqué ses différents engagements dans des filières contrôlées, permettant de valoriser au mieux les animaux de ses producteurs adhérents : bœuf de nos régions (avec SVA Vitré, 648 animaux abattus en 2014), Filière qualité Carrefour (avec Viol, 242 animaux), ou encore le nouveau contrat avec Charal (pour des bœufs laitiers ou mixtes, 273 animaux).
Les acheteurs ont, de leur côté, évoqué un marché difficile, avec une dégradation des prix en 2014, accentuée au 4e trimestre. Tous les animaux sont touchés : les veaux, en surnombre (en raison d’une augmentation des femelles, notamment laitières) ont subi des « quotas de vente » ; les broutards sont en fort repli en Italie, et ce n’est pas compensé par l’ouverture de nouveaux marchés (Maroc, Algérie) ni par l’augmentation des importations espagnoles. Sur la viande, les achats des ménages français sont en baisse, surtout pour le bœuf piécé (seul le haché tire son épingle du jeu).
Pour améliorer cette situation, les négociants souhaitent que les collectivités publiques soient plus responsables dans leurs appels d’offres de restauration collective. Et ils demandent aussi une ouverture des marchés à l’export, en particulier en Asie.
Des demandes bien évidemment partagées par le collège des producteurs, mais dont le président, Michel Aupiais n’hésite pas, en plus, à fustiger l’attitude de la Grande distribution « qui ne veut pas nous suivre, qui continue à nous faire subir son diktat des prix bas ».

L’assemblée générale a aussi été l’occasion de faire le point sur la nouvelle PAC avec Linda Monnier, de la FNSEA 44, (avec là encore des nouvelles peu réjouissantes pour les producteurs de viande), et d’entendre le point de vue d’un banquier, qui de son côté, « réclame de plus en plus de garanties ». Un objectif difficile à tenir pour les producteurs dans le contexte actuel !
Face à cette situation plutôt déprimante, Michel Aupiais estime que la seule réaction possible est l’action, l’organisation collective : « Il ne faut pas rester à se morfondre seul. Il faut rester solidaires, essayer de rétablir des prix rémunérateurs ». Et donc par exemple, adhérer à Elvéa 44, où les éleveurs sont indépendants mais responsables et organisés.

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Commentaires 1

bovin

pour avoir 5 cts par kg sur quelque bovins ;cela ne vas pas changer la situation des éleveurs , toujours les extrémité de la chaines qui soufre le plus et les intermédiaires qui font des profits ;;;

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