En Italie : Les mesures du « bilan de santé » se mettent en place

François d'Alteroche

Le bilan de santé de la PAC doit se traduire cette année par une aide à l'engraissement et au naissage.

Après une baisse de 6 % en 2008, les abattages italiens de gros bovins se sont maintenus l'an dernier », explique l'Institut de l'élevage dans un rapport de synthèse sur l'année économique bovine 2009. Certes la production de taurillons est en recul dans ce pays. Celle de génisses était en revanche plutôt sur la pente ascendante. D'après les relevés des statistiques, il apparaît surtout que la diminution des abattages de taurillons a été plus particulièrement sensible au cours du second semestre. « D'une part les importations de broutards, fortes fin 2007 - début 2008 avant le blocage des animaux français non vaccinés contre la FCO, l'ont été un peu moins fin 2008 - début 2009. D'autre part, les engraisseurs semblent avoir limité les sorties en fin d'année pour profiter, à partir de 2010, de la nouvelle prime à l'abattage suite au bilan de santé de la PAC. Elle sera versée aux jeunes bovins abattus entre 12 et 24 mois après une phase de 7 mois minimum en Italie », indique l'Institut de l'élevage.

Dans les ateliers d'engraissement italiens, la hausse de la production de génisses a compensé un nouveau repli des abattages de taurillons. (F. d'Alteroche)

Dans les ateliers d'engraissement italiens, la hausse de la production de génisses a compensé un nouveau repli des abattages de taurillons. (F. d'Alteroche)

L'Italie a également décidé la mise en place d'une mesure pour encourager les naisseurs. Les Italiens détenaient en 2008 un total recensé de 372 000 vaches allaitantes. Un chiffre en érosion sensible depuis le début de la décennie (446 000 têtes en 2000). « Les réformes allaitantes semblent avoir été moins nombreuses en 2009 du fait de la forte réduction du cheptel en 2008 et peut-être aussi suite à l'annonce de la nouvelle prime issue de l'article 68 pour les vêlages de vaches de race à viande (inscrites au livre généalogique) et des vaches à double aptitude (inscrites au livre généalogique). »
Côté consommation, malgré la crise, les volumes de viande bovine consommés par les Italiens se sont bien tenus. L'année écoulée a été marquée par une demande accrue pour les viandes à « petits prix » avec une hausse des importations. Autrefois essentiellement connue pour fournir aux Italiens des veaux de type frison destinés à l'engraissement, la Pologne leur vend désormais des volumes croissants de viande finie.

Source Réussir Bovins Viande Mars 2010

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