En Nouvelle Zélande, le recul du troupeau allaitant s’accélère

Cyrielle Delisle - Réussir Bovins Viande Mars 2012

En Nouvelle Zélande, le recul du troupeau allaitant s’accélère
La Nouvelle-Zélande conserve ses positions sur de nombreux marchés émergents d’Asie, malgré le manque de disponibilité. © C. Lecomte

La décapitalisation du cheptel allaitant néo-zélandais s’est accélérée en raison, d’un côté, de la sécheresse et de la hausse du prix des vaches de réforme et de l’autre, du démarrage de production des nouvelles fermes laitières, grignotant des espaces herbagers, au détriment du secteur allaitant. Les effectifs de vaches à viande ont ainsi diminué de 3,5 % entre juin 2010 et juin 2011. « Malgré des réformes d’allaitantes toujours intenses, les abattages de vaches ont régressé de 5 % en 2011, pour atteindre 830 000 têtes », note l’Institut de l’élevage dans un récent rapport consacré au marché mondial de la viande bovine. Les sorties de mâles ont également baissé, en raison notamment du faible effectif de bœufs abattus. La production de jeunes bovins étant restée quasiment stable. La production de viande néo-zélandaise s’est réduite de 4 % en 2011 par rapport à 2010 et ne dépasserait pas les 615 000 tonnes équivalent carcasse, conséquence également de la bonne conjoncture laitière. Du fait d’une disponibilité en baisse et d’une monnaie nationale qui s’est à nouveau appréciée, les exportations affichent une chute de 20 000 téc (- 4 %), à 515 000 téc. Ce sont notamment les envois en direction de l’Indonésie qui se sont repliés (de plus de 20 000 téc), face à la politique du gouvernement indonésien qui vise à approcher l’autosuffisance en viande bovine.

Réorientation des envois

Cette diminution a cependant permis « à la Nouvelle-Zélande de conserver ses positions sur de nombreux marchés émergents d’Asie, malgré le manque de disponibilité », précise l’Institut. On retrouve un peu le même schéma concernant les exportations vers les marchés étatsuniens et japonais (52 % des volumes exportés en 2011) qui ont tous deux régressé au profit d’autres destinations, telles que la Corée du Sud et l’Union européenne. En effet, les expéditions vers les États-Unis se sont limitées à 225 000 téc, soit 2 % en-dessous de leur niveau de 2010, celles vers le Japon ont reculé de 12 % à 43 000 téc, alors que les envois vers la Corée du Sud ont eu une croissance de 5 % (46 000 téc) et de 23 % vers l’UE (21 000 téc). 

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