Entreprises : Le nouveau groupe Bigard est opérationnel

Sophie Bourgeois

l'assemblée générale de la section bovine de Coopagri Bretagne, des représentants du nouveau groupe Bigard, alors opérationnel depuis quelques jours, ont expliqué que les réseaux commerciaux et les outils industriels ne seront pas révolutionnés.

Denis Manac'h, président de Coopagri Bretagne, groupe actionnaire de Socopa et Didier Yon, président de la section bovine de Coopagri ont exprimé leur confiance dans la réussite du nouveau groupe Bigard. « Il ne s'agit pas d'une révolution culturelle, mais d'une évolution structurelle. Les éleveurs et les industriels ont tous intérêt à être bons ».
Le groupe Bigard a un peu moins d'un an pour remplir l'obligation de la DGCCRF (Direction générale de la concurrence et répression des fraudes) de session de cinq sites situés dans l'Est de la France. En dehors de cette contrainte, Dominique Guineheux, responsable des filières qualité Bigard et responsable des achats Bigard Charal, explique que spécialiser les sites n'est pas une priorité. « Le maillage actuel résulte déjà de la production en place et des besoins des clients. L'objectif est de faire tourner les outils et de les optimiser ».
« Les outils continuent à s'appuyer sur les réseaux d'achat en place qui sont complémentaires et continuent de travailler de manière séparée, mais bien sûr coordonnée », annonce dans le même sens Jacques Chatelier, responsable des première et deuxième transformations à Socopa viandes.

Le nouveau groupe entend conserver ses trois marques existantes : Bigard, Charal et Valtéro. (DR)

Le nouveau groupe entend conserver ses trois marques existantes : Bigard, Charal et Valtéro. (DR)

Dégradation tarifaire

L'enjeu se situe en fait actuellement dans le poids à faire peser pour lutter contre la dégradation tarifaire à la vente des viandes. Le steack haché frais en particulier connait d'importantes difficultés. « Aujourd'hui, nous avons des négociations difficiles avec la grande distribution, et la pression est plutôt plus forte depuis la mise en place des lois économiques », explique Bernard Tréguer, directeur général adjoint du groupe Bigard. « Nous avons trois marques, Bigard, Charal et Valtéro, que nous entendons garder, et ceci en faisant aussi des marques de distributeurs et en répondant, comme tout le monde, aux appels d'offre du hard discount », poursuit'il. « Le développement du groupe ne se pose pas en termes d'opportunités, mais dans le cadre de l'équilibre industriel. Nous essayons de faire un groupe industriel avec de la masse, mais agile et réactif. C'est tout l'enjeu pour les trois ans à venir. »

Source Réussir Bovins Viande Avril 2009

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