FCO : Vaccination : des dérogations seront possibles, mais coûteuses

SC

La campagne obligatoire de vaccination contre la FCO a démarré le 2 novembre dernier et doit être réalisée par le vétérinaire. Fait nouveau : des dérogations seront cette année possibles, moyennant des analyses, à la charge de l'éleveur.

C'est parti pour la nouvelle campagne de vaccination contre la FCO. Le vaccin concerne les bovins et ovins mais reste volontaire pour les caprins, les indications des vaccins ne couvrant pas cette espèce. Comme annoncé par le ministre, l'État prendra en charge le coût des vaccins, de l'acte de vaccination et les frais administratifs (pour les vaccins réalisés avant le 31 mars). Quelque frais annexes minimes, comme le déplacement du vétérinaire, resteront à la charge de l'éleveur.

Fait nouveau : des dérogations seront cette année possibles. Le texte précise, en effet, que l'amélioration de la situation FCO permet d'envisager des dérogations à la vaccination, mais que cela ne doit pas conduire à exposer les troupeaux voisins.

Les éleveurs qui ne souhaiteraient pas faire vacciner leurs animaux doivent adresser une demande à la DDSV avant le 31 décembre et réaliser des analyses virologiques sur un échantillonnage représentatif des animaux. Les frais d'analyses (de 10 à 27 selon la taille des élevages) et de suivi (une visite durant la campagne) seront à la charge de l'éleveur demandeur. En cas de résultats positifs à la FCO, le troupeau devra faire l'objet d'une vaccination. Qui plus est, les animaux ne pourront sortir de l'élevage que vaccinés, ou désinsectisés et virologiquement négatifs.



FCO : 79 foyers en 2009, contre 23.000 à la même époque en 2008


Pascal Holleville, du GDS 44 (Loire-Atlantique), juge nécessaire cette vaccination, vu les très bons résultats obtenus lors de la dernière campagne. « Alors que nous avons eu une circulation de moucherons (vecteur de la maladie. Ndl) très importante, notamment dans l'Ouest, seuls 79 foyers de fièvre catarrhale ont été répertoriés en 2009, contre 23.000 à la même époque en 2008 » explique-t-il. L'autre enjeu de cette vaccination était d'empêcher le front du sérotype 1 de remonter. Là aussi, «le pari est réussi», juge Pascal Holleville.

Des collectifs d'éleveurs continuent toutefois à protester contre l'obligation de faire vacciner. «Nous ne sommes pas contre la vaccination, mais contre l'obligation de vacciner : on demande le libre-choix de la méthode pour soigner nos animaux», explique François Baumann, qui dirige le collectif du Haut-Rhin et privilégie des traitement homéopathiques pour soigner ses animaux.

Publié par SC

Sur le même sujet

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier

Publicité

Articles les + lus

Lettre d'info

Derniers commentaires