Gazole « non routier » : Un carburant plus « propre »

Michel Portier

Le gazole non routier qui répond à la norme EN 590 est équivalent au gazole utilisé pour les camions et les automobiles, à la différence qu'il conserve une couleur rouge, preuve d'un carburant détaxé. Principale évolution par rapport au fioul, ce gazole a une teneur en soufre 100 fois inférieure (10 mg/kg au lieu de 1000 mg/kg) et un indice de cétane plus élevé (51 contre 49 pour du fioul de qualité supérieure ou 40 pour du fioul domestique). La réduction du soufre va de pair avec le durcissement des normes limitant les émissions polluantes, d'une part concernant les rejets de dioxydes de soufre, d'autre part pour être compatible avec le fonctionnement de certains dispositifs de dépollution des moteurs à venir (Tier 4). La progression de l'indice de cétane favorise une meilleure combustion.

Une exigence de garantie

On ne peut qu'encourager les possesseurs de tracteurs récents à passer au gazole non routier. En vérifiant leur carnet d'entretien, ils seront souvent surpris que certains constructeurs préconisent l'emploi d'un carburant répondant à la norme EN 590, source de litige de plus en plus fréquent dans l'application de la garantie en cas de grosse panne.
Quant à l'utilisation du gazole non routier dans les anciens moteurs, les craintes concernant la diminution du pouvoir lubrifiant liés à la réduction du soufre ne sont pas fondées, selon les pétroliers. Ces derniers prennent l'exemple de voisins européens qui utilisent le gazole depuis de nombreuses années sans difficulté. « Le pouvoir lubrifiant doit aussi être garanti pour les systèmes d'injection common rail des moteurs récents. »

Source Réussir Bovins Viande Octobre 2010

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