GDS Creuse : 1953-2013. Une « sanitaire’ attitude » à perpétuer et adapter

Dr Didier GUERIN

GDS Creuse : 1953-2013. Une « sanitaire’ attitude » à perpétuer et adapter

Approche sanitaire collective => Dans une zone ou un élevage, la gestion sanitaire du cheptel n’est efficace que si elle est collective. Ceci guide GDS Creuse dans ses actions depuis 1953. Ce début d’année du soixantenaire de GDS Creuse constitue une opportunité de présenter les axes de cette stratégie et d’adopter les résolutions pour une « sanitaire’ attitude » la plus collective possible pour un retour individuel le plus important.

GDS Creuse : 1953-2013. Une « sanitaire’ attitude » à perpétuer et adapter

Le monde de l’élevage a connu et connait de profonds changements, tant en matière d‘évolution des effectifs que d’environnement sociétal, réglementaire et technico-économique. Les dernières crises sanitaires, les attentes des consommateurs en matière de sécurité alimentaire et de respect de l’environnement, les récentes mises en cause de l’utilisation du médicament vétérinaire, notamment vis à vis de l’antibiorésistance (cf. article du 11/01/2013) nous imposent de nous interroger sur nos pratiques pour associer impératifs techniques, rentabilité économique et attentes sociétales.

Avec une « sanitaire’ attitude » perpétuée et adaptée, renforçons notre coopération pour un troupeau sain, sûr et rentable.

Alors que les frais vétérinaires représentent 5 à 7% des charges, les taux de maladies sont variables dans les cheptels avec un impact économique considérable pour certains. Ainsi, 80% des veaux atteints de diarrhées néonatales se trouvent dans 20% des élevages. Les coûts d’une pathologie sont directs (traitements, temps passé…) et indirects (mortalités, croissances diminuées, augmentation IVV…).  Une zone et un troupeau sains, ce sont donc des résultats économiques renforcés, un bien-être animal amélioré, des pathologies et, ainsi, des utilisations de médicaments diminuées. Avoir une « sanitaire’ attitude », c’est répondre de manière synergique à nos besoins internes (techniques et économiques) et externes (besoins commerciaux, attentes sociétales pour lesquelles nous devons être à l’écoute mais aussi acteurs, cf. article du 13/01/2012). Dans cette optique, fort de notre expérience (GDS Creuse a 60 ans en 2013), nous vous proposons d’expliciter la « sanitaire’ attitude ». Elle associe bilan, analyse, apport de garanties, protection avec les outils disponibles, notamment la « boite à outils GDS Creuse » développée et mise à disposition en relation avec les vétérinaires, le laboratoire départemental, le service santé animale de la DDCSPP. Elle participe au renforcement de notre coopération pour un troupeau sain, sûr et rentable. N’hésitez pas à nous contacter pour plus de renseignements et rendez-vous ce 16 mars, journée de nos portes ouvertes pour échanger sur ce sujet et d’autres…

GDS Creuse : 1953-2013. Une « sanitaire’ attitude » à perpétuer et adapter

Une « sanitaire’ attitude », c’est d’abord faire son bilan reproduction et sanitaire afin de connaître le niveau d’équilibre ou de déséquilibre de son cheptel

Tout plan d’action se raisonne avec une analyse approfondie basée sur un bilan précis. Une « sanitaire’ attitude » débute donc par un bilan avec les axes principaux suivants :

  • La productivité numérique. Elle dépend du taux de gestation, du taux de mortalité des veaux et de l’intervalle vêlage-vêlage (IVV). Une reproduction efficace, c’est un meilleur revenu et une illustration de l’équilibre sanitaire de son cheptel.
  • L’état des lieux des pathologies et mortalités rencontrées.

Le bilan sanitaire d’élevage (BSE), élément réglementaire à effectuer avec son vétérinaire traitant, constitue une opportunité. La fourniture du BSE prérempli par GDS Creuse facilite sa réalisation (cf. article du 05/10/2012). Il permet de situer le niveau d’équilibre ou de déséquilibre sanitaire du cheptel et de déterminer la priorité sanitaire de l’élevage.

GDS Creuse : 1953-2013. Une « sanitaire’ attitude » à perpétuer et adapter

Une « sanitaire’ attitude », c’est ensuite une analyse pour connaître ses facteurs déterminants et favorisants dans son troupeau

La santé (de l’animal ou du troupeau) résulte de l’équilibre fragile entre le statut immunitaire (AC) et la pression infectieuse (germes). Les agents déterminants sont les virus, bactéries ou parasites. Les facteurs favorisants se classent en 5 domaines de risque. La lutte ou la prévention vis à vis d’une maladie peut se décomposer en deux phases : tout d’abord la gestion de l’urgence (cf. article du 18/01/2013), puis la recherche des facteurs de risque propres à son troupeau avec, pour chaque domaine de risque, les points forts et les points à améliorer et leur évolution au cours du temps. Seule cette détermination des facteurs favorisants puis leur correction par des mesures sanitaires et éventuellement médicales (vaccination, chimioprévention, traitements) permettra d’éviter la récurrence de maladies dans son cheptel. Rappelons que les mesures médicales ne sont efficaces que si elles viennent en complément de mesures sanitaires adéquates.

GDS Creuse : 1953-2013. Une « sanitaire’ attitude » à perpétuer et adapter

Une « sanitaire’ attitude », c’est aussi l’apport de garanties dans un cadre collectif avec ses spécificités liées au profil de son exploitation

Les demandes de garanties de l’aval vis à vis de son exploitation sont en rapport avec :

  • La réglementation pour certaines maladies (brucellose, tuberculose, leucose, IBR… cf. article du 24/08/2012), la sécurité sanitaire pour les denrées alimentaires d’origine animale (information sur la chaine alimentaire (ICA) (cf. article du 03/08/2012).
  • Les évolutions épidémiologiques et les modifications réglementaires correspondantes (fièvre catarrhale, maladie de Schmallenberg…).
  • Les demandes commerciales avec des réponses par les appellations (IBR, varron…) ou les suivis négatifs (paratuberculose, SDRP…).

A ce niveau, la réussite nécessite une implication collective, que ce soit au niveau d’une zone, d’une production… Notre implication dans les « prophylaxies » constitue un de nos métiers premiers depuis 1953. Grâce à la mobilisation de tous, les résultats sont éloquents. Nous avons fait partie des six 1ers départements ayant bénéficié des allègements de prophylaxie. Notre implication en matière de cheptels certifiés IBR constitue un atout remarquable aujourd’hui (cf. article du 25/01/2013).

GDS Creuse : 1953-2013. Une « sanitaire’ attitude » à perpétuer et adapter

Une « sanitaire’ attitude », c’est enfin éviter l’introduction de nouvelles maladies dans son élevage

Les mesures de biosécurité externe contribuent à empêcher et/ou limiter l’introduction d’agents infectieux. Elles peuvent être réparties de la manière suivante :

  • Contrôle et isolement des animaux introduits (cf. article du 31/08/2012).
  • Maîtrise des points à risque : ex. : BVD (cf. article du 26/10/2012).
  • Précaution par rapport aux visiteurs (pédiluve), désinfection des matériels en commun.
  • Séparation des espèces : ex : pas de volailles dans les bâtiments pour ruminants.
  • Actualités sanitaires et suivis épidémiologiques : circulation virus, bactéries, parasites de manière endémique (ex. virus BVD) ou émergente (ex. paramphistome années 90).

Ce sont des mesures simples et peu onéreuses… dont le non-respect peut avoir des conséquences catastrophiques !

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier

Publicité

Articles les + lus

Lettre d'info

Derniers commentaires