Groupement Régional d'Action Sanitaire du Limousin (GRASL) : Le GRASL, l'organisme régional de l'organisation des actions sanitaires collectives

GDS Creuse

Groupement Régional d'Action Sanitaire du Limousin (GRASL) : Le GRASL, l'organisme régional de l'organisation des actions sanitaires collectives

Le GRASL (structure régionale des GDS) a tenu, le 29 juin 2011, à Limoges, sa 28ème Assemblée Générale sous la présidence de Philippe Monteil.

La crise sanitaire, l'augmentation du prix des matières premières, les cours très instables des produits d'origine agricole et, pour couronner le tout, les aléas climatiques sont autant d'éléments qui contribuent à l'accroissement des difficultés économiques. Devant cette situation difficile, nombre d'éleveurs ont sacrifié des postes, pourtant essentiels, comme la prévention sanitaire. Une recrudescence de pathologies, pourtant bien maîtrisées jusqu'à présent, a été ainsi observée aussi bien en élevage bovin qu'ovin.

Une proposition de plans de préventions adaptés….

Le GRASL confirme sa détermination à maintenir ses actions collectives en place, mais aussi et surtout, dans ce contexte si ardu, de développer de nouvelles actions permettant à l'éleveur confronté à une problématique particulière ou particulièrement grave, de trouver l'appui technique personnalisé, avec parallèlement la mise en place de formations, débouchant sur de l'appui technique collectif.

…avec une prise en compte de la réforme en profondeur du dispositif sanitaire français

2010 a été marquée par la tenue des EGS (Etats généraux du sanitaire) qui ont précisé les grandes orientations, tant politiques que techniques du sanitaire dans notre pays. Au niveau régional, dans son rôle d'OVS (organisme à vocation sanitaire), le GRASL a initié la création du Pôle Sanitaire Régional du Limousin. Cette association, coprésidée par les présidents du GRASL et de la Fédération Régionale de Défense contre les Organismes Nuisibles du Limousin (FREDON) a pour objet d'assurer la représentation régionale des agriculteurs, notamment dans le cadre de l'organisation générale de la surveillance, de la prévention et de la lutte contre les risques des parasites et maladies animales et végétales réglementées par l'Etat. Il est ainsi l'interlocuteur régional dédié au sanitaire pour les pouvoirs publics.

Pour les maladies réglementées, une vigilance accrue par rapport à la tuberculose

La France bénéficie du statut officiellement indemne vis à vis de la tuberculose bovine depuis 2001, malgré la persistance de quelques foyers en élevage. Depuis 2004 cependant, le nombre de foyers connait une hausse, notamment dans les départements tels que la Dordogne et la Côte d'Or. Parallèlement, le rôle de la faune sauvage dans la transmission de la tuberculose bovine dans certains foyers domestiques fait débat sur le terrain et, ce, d'autant plus que certaines espèces sauvages (sangliers, cerfs, blaireaux et renards) ont été trouvés porteurs de tuberculose. Il est important de souligner qu'actuellement en France, les bovins demeurent le réservoir primaire. Néanmoins, le risque de transmission par la faune sauvage n'étant pas nul, des analyses, notamment sur les populations de blaireaux vont être effectuées. Ces actions sont coordonnées par les GDS entre les différents partenaires (Fédération De Chasse, LDA, DDCSPP).

Des réductions de coût pour les appellations varron et IBR avec une bonne sécurité sanitaire

Pour la surveillance varron, grâce à une gestion maîtrisée, les 332 contrôles aléatoires et 153 contrôles orientés effectués n'ont révélé aucun cheptel positif. Le cahier des charges régional a été modifié. La procédure « Gestion des suspicions cliniques et infestations » a été ajoutée afin d'intégrer les évolutions réglementaires apportées par l'arrêté du 21 janvier 2009, notamment en ce qui concerne les mesures de police sanitaire en cas de suspicion clinique de l'hypodermose désormais « maladie réputée contagieuse ». Pour l'IBR on peut observer une nette amélioration de la qualité sanitaire des cheptels en plan, avec 81% de cheptels qualifiés et seulement 4% des cheptels en cours d'assainissement. Les allégements de dépistage ont ainsi permis de baisser les coûts de cette prophylaxie tout en conservant un niveau équivalent de sécurité sanitaire.

La paratuberculose : une augmentation de la qualité sanitaire

Même si le nombre d'élevages en plan (1.412) reste stable on observe une amélioration de la qualité sanitaire avec l'augmentation de 7% du nombre de cheptels ayants trois séries consécutives négatives. L'ensemble des élevages sous garantie représente désormais près de 60% des cheptels engagés. L'organisation au niveau national de journées techniques sur la paratuberculose ainsi qu'un groupe de travail réactivé à l'ACERSA caractérisent un regain certain d'intérêt au niveau national sur cette maladie.

Réactivité et prévention vis à vis des pathologies émergentes

Le GRASL met l'accent non seulement sur l'importance de la prévention et de la réflexion avant tout traitement, mais aussi renforce son action sur la nécessité de réaction rapide des éleveurs face à toute problématique sanitaire dans leurs élevages. En effet, l'examen approfondi, par exemple en matière de BVD, de certains dossiers, a permis d'observer que si le plan régional de maîtrise de cette maladie avait été respecté, nombre de ces élevages auraient pu échapper à l'impact clinique. De même, chez les ovins, on constate que des thématiques comme le parasitisme dites « vieilles comme le monde » sont toujours d'actualité et représente encore aujourd'hui le principal motif d'intervention dans les élevages avant les avortements, les troubles respiratoires et les diarrhées. La mise en oeuvre de l'appui technique collectif ovin permet désormais un échange d'expériences sur ces thèmes et une amélioration des pratiques et d'hygiène.

Le Plan Sanitaire d'Elevage (PSE) : un outil prépondérant dans un contexte difficile

Le PSE du GRASL a pour objectif principal, l'utilisation raisonnée du médicament en lien avec les vétérinaires afin de répondre aux contraintes environnementales et permettre aux éleveurs de produire de la viande de haute qualité, tout en maîtrisant leurs dépenses sanitaires. Dans ce contexte économique de plus en plus difficile entrainant parfois des impasses thérapeutiques (absence de traitement, de vaccination…), il convient donc de rester très vigilant en terme de maitrise du coût du sanitaire. De plus, son principe s'inscrit parfaitement dans l'(r)évolution des relations vétérinaires éleveurs au travers du Bilan Sanitaire Volontaire et dans un concept de prévention, d'information et de formation.

En conclusion, des orientations qui seront déterminantes

Dans un système où les marges de manoeuvre sont de plus en plus réduites, les futures orientations doivent prendre en compte ce contexte extrêmement difficile afin de permettre une maîtrise du coût sanitaire le meilleur possible. Cela passera inéluctablement par le développement d'un partenariat encore plus étroit entre les différents intervenants (GDS, vétérinaires, Organisations de Producteurs, Organisations Agricoles, DDCSPP, LDA, DDT, Conseil Régional, Conseil Général) et ce dans le cadre d'une approche plus en amont, basée sur de la prévention, de l'information et de la formation. Au travers du GRASL, les GDS continueront à démontrer leur savoir faire en terme d'expertise sanitaire, dont, ne l'oublions pas, la pierre angulaire est et doit rester la fonction mutualiste.

A la tribune de cette 28ème Assemblée Générale du GRASL, autour de Philippe Monteil, Président du GRASL et de GDS Creuse, étaient présents, Michel Gandois, Vice Président du GRASL et Président de la CDAAS, Maurice Demichel Président du GDS de la Corrèze, le Dr Jean-Pierre Vernozy, Chef de Service de la Qualité et de la Sécurité Alimentaire de la DRAAF et Jean-Jacques Léobon, Commissaire aux comptes.

 

Source GDS Creuse

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