Israël a ouvert son marché à l’importation de bovins vivants français

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Israël a ouvert son marché à l’importation de bovins vivants français

Mi-février 2017, après un long processus de négociation et d’inspection sanitaire, Israël a ouvert son marché à l’importation de bovins vivants d’engraissement.

L’Israel Veterinary Services and Animal Health reconnaît désormais officiellement l’équivalence des dispositifs de contrôle sanitaire pour les bovins. Les broutards français peuvent prendre la direction d’Israël pour y être engraissés. 


Les israéliens sont des grands consommateurs de viande : ils se classent au 4e rang mondial pour la consommation de viande par habitant et au 7e rang pour la viande de bœuf. Le flux commercial pour la France pourrait représenter 20 à 30 000 têtes. 


En 2016, Israël a importé 230 000 bovins vivants dont un tiers d’Australie, environ 30 % de Roumanie et plus d’un quart du Portugal. Les animaux français ont une carte à jouer car la demande israélienne s’oriente vers des animaux plus lourds et plus conformés. Les broutards charolais correspondent tout à fait à ces attentes et se démarquent des animaux portugais et roumains : ils présentent de très bonnes performances zootechniques pour l’engraissement et les éleveurs israéliens, déjà très performants en production laitière, sont connus pour avoir une grande maîtrise technique en termes d’alimentation et de conduite des animaux.

Les professionnels rappellent cependant qu’Israël est un marché très protégé, avec des droits de douane importants sur la viande comme sur les animaux vivants. Les services vétérinaires sont aussi très exigeants quant au statut sanitaire des fournisseurs. Les éleveurs français sont donc incités à vacciner leurs animaux contre la FCO pour ne pas risquer une fermeture du marché comme avec la Turquie suite à une épidémie.

Ce nouveau marché ne compensera pas la baisse des échanges avec la Turquie (plus de 80 000 broutards français exportés en 2015). Quoi qu’il en soit, la France a besoin de tisser de nouvelles relations avec des pays tiers afin de développer l’export de bovins vivants. En effet, en 2016, sur les 1,065 millions de broutards exportés par la France, l’Italie en a acheté plus de 75 %. Il est donc nécessaire de trouver des débouchés alternatifs à ce marché en diminution structurelle sur la dernière décennie. 

Cet article est extrait de la revue Prisme, l'analyse de la conjoncture et de l'actualité agricole et agroalimentaire (juin 2017).

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