L’IBR en Creuse. Un atout commercial, un assainissement à finaliser

Christian PETIT / Dr Didier GUERIN

L’IBR en Creuse.  Un atout commercial, un assainissement à finaliser

Bilan IBR 2012/2013 => Fruit de notre plan d’action mis en place depuis 1996, notre situation favorable en Creuse vis à vis de l’IBR se confirme avec une progression continue du nombre de cheptels sous appellation et un impact positif pour les échanges.

L’IBR en Creuse.  Un atout commercial, un assainissement à finaliser

Le bilan de la campagne de prophylaxie IBR2012/2013 montre une situation très favorable qui poursuit sa progression. Celaconstitue un atout très appréciable pour le commerce local, intracommunautaire oupour les exports hors Union Européenne. 

Unnombre de cheptels certifiés en progression continue

A la fin dela campagne de prophylaxie IBR 2012/2013 (31 mai), on relevait 2.887 cheptelsdépistés négatifs soit 95,47% du nombre total de cheptels et 2.827 cheptelscertifiés (sous appellation) soit 93,48% du nombre total de cheptels. Celareprésente une augmentation de 0,42% du taux de cheptels certifiés par rapportà la campagne précédente. La Creuse confirme ainsi son positionnement dans lesdix premiers départements français avec un taux de cheptels certifiés de plusde 90% et consolide ainsi nos orientations prises vis à vis de cette maladiedepuis 1996.

Unatout précieux pour la commercialisation des reproducteurs… et du« maigre » !

Des impactscliniques majeurs ont été observés avec cette maladie et subsistent dans leszones où elle est présente de manière endémique. Cela explique l’inscription del’IBR dans la liste de l’OIE (organisation mondiale de la santé animale) avec desdemandes possibles de garantie additionnelles. C’est ce que l’on observe enEurope pour l’Allemagne, l’Autriche, le Danemark, l’Italie (province deBolzano), la Finlande, la Suède ou la Tchéquie. Ces dernières années ont vu unélargissement à la filière du « maigre » de ces demandes en matière debovins certifiés IBR que ce soit en France (ateliers d’engraissement du grandouest) ou à l’étranger (pays du Maghreb ou Europe de l’est).

Des échanges facilités au niveau local, français, européen et international

Localement,on note une augmentation de l’utilisation de la dérogation du contrôle à l’introductiondans le cadre d’un transport maîtrisé à partir de cheptels indemnes. En2012/2013, 4.232 bovins pour 442 introductions en ont bénéficié (3.717 bovinspour 408 introductions en 2011/2012). De plus, dans le cadre de lacollaboration entre GDS Creuse et les opérateurs commerciaux, il a été délivré lorsde la campagne 2012/2013 plus de 300 attestations « cheptel indemneIBR » pour des échanges intracommunautaires ou des exportations hors UnionEuropéenne. Enfin, pour faciliter la connaissance du statut de chaque bovinlors de leur transaction, GDS Creuse a proposé à tous les opérateurs commerciauxla fourniture et la mise à jour hebdomadaire de la liste informatique desélevages sous certification. Cette pratique est effective avec CCBE et sera étendueà tout opérateur qui en fera la demande.

Un assainissement à finaliser avec unesensibilisation renforcée

Au 31 mai 2013, on dénombrait 97cheptels avec des bovins positifs en IBR (3,21% des cheptels creusois), soitune diminution de 1% par rapport à la campagne précédente. Cette situationmontre que l’assainissement se poursuit mais avec un rythme qui se ralentit. Lafinalisation de l’assainissement de la Creuse vis à vis de l’IBR demande unsuivi maintenu dans les cheptels indemnes accompagné d’une action accrue dansles troupeaux en assainissement.

L’IBR en Creuse.  Un atout commercial, un assainissement à finaliser

Une vigilance à maintenir dans la surveillance des troupeaux indemnes

Depuis 2006, un arrêté ministériel fixe lesmesures de prophylaxie de l’IBR. La surveillance obligatoire des troupeaux s’appuie,en laitier, sur un dépistage semestriel effectué sur lait de grand mélange et,en allaitant, sur un dépistage annuel par mélange de 10 sérums de tous lesbovins, âgés de 24 mois et plus, non connus IBR positif (cf. article du 30/08/2013).Pour valider une prophylaxie, il est nécessaire d’avoir des résultats pour aumoins 80% des bovins du cheptel, âgés de 24 mois et plus (critèreépidémiologique). Le dépistage IBR n’est pas obligatoire dans les troupeauxdérogataires (atelier d’engraissement en bâtiment fermé et isolé), l’isolementde l’atelier doit alors être attesté par le vétérinaire sanitaire de l’élevage.

L’autre mesure imposée par l’arrêtéministériel est le dépistage IBR à l’introduction de tout bovin quel que soitson âge (cf. article du 24/05/2013). L’isolement, jusqu’à obtention desrésultats analytiques IBR, constitue une mesure incontournable pour tout bovinissu de cheptel sans appellation IBR ou ayant transité par un transport àrisque. En 2012/2013, deux cheptels creusois se sont contaminés.

Une action de sensibilisation renforcée dans les troupeaux infectés

En octobre 2012, les 70 élevagesdétenant jusqu’à 10 bovins connus positifs ont été contactés par GDS Creuse pourles sensibiliser à leur élimination. Depuis mai 2012, 23 éleveurs les ontéliminés. Au printemps 2013, cette action a été élargie aux élevages détenantjusqu’à 50 bovins positifs en IBR. Dans le cadre de son étude de stageintitulée « Comment arriver à un assainissement de la Creuse en IBR afinde passer en zone épidémiologique favorable (ZEF) ? », une stagiairede BTS PA a réalisé une enquête téléphonique. Sur 79 éleveurs concernés, 58 ontrépondu, 49 ont indiqué vouloir éliminer leurs bovins positifs d’ici fin 2015, 33mettent en avant qu’une aide financière (montant moyen indiqué 200€) serait unemesure de nature à faciliter leur élimination. Consultés sur les avantagesd’être cheptel sous appellation IBR, globalement, l’aspect individuel est biencompris (atout commercial) mais l’aspect collectif est très peu connu (ZEF).

Un groupe de travail pour éclairer le Conseil d’Administration de GDS Creuse dans la formalisation d’un plan d’action

Lors du Conseil d‘Administration (CA) de GDSCreuse du 04 juillet, après présentation des résultats de cette enquête téléphonique,Philippe Monteil a demandé la réunion du groupe de travail prévu à l’assembléegénérale afin de formaliser un plan d’action pour l’atteinte du statut « ZEF »,soit un taux de cheptels positifs en IBR inférieur à 1% et un taux de nouveauxpositifs inférieur à 0,2%. Ce groupe se compose des administrateurs du CA, dedélégués cantonaux et de vétérinaires. Il a pour mission de faire uneproposition de plan d’action au Conseil d’Administration.

L’obtention du statut de « zone épidémiologique favorable »pour la Creuse

L’acquisitiondu statut ZEF pour notre département constitue un objectif prioritaire. Cela permettraaux cheptels sous appellation A de maintenir leur appellation avec dessérologies de mélange sur 20% des bovins de plus de 24 mois au lieu de 100%aujourd’hui, ainsi qu’une facilitation des échanges au niveau local, national,européen et international. Certifier son cheptel au regard de l’IBRaujourd’hui, c’est prendre l’assurance de pouvoir continuer de vendre sesanimaux demain ; c’est aussi contribuer à conforter l’image de qualité denos élevages.

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier

Publicité

Articles les + lus

Lettre d'info

Derniers commentaires