L’IBR en Creuse. Un atout commercial, un assainissement à finaliser

Christian PETIT & Dr Didier GUERIN

L’IBR en Creuse. Un atout commercial, un assainissement à finaliser

Bilan IBR 2013/2014 => Fruit de notre plan d’action mis en place depuis 1996, notre situation favorable en Creuse vis à vis de l’IBR se confirme avec une progression continue du nombre de cheptels sous appellation et un impact positif pour les échanges.

L’IBR en Creuse. Un atout commercial, un assainissement à finaliser

Le bilan de la campagne de prophylaxie 2013/2014 montre une situation très favorable qui poursuit sa progression. Cela constitue un atout très appréciable pour le commerce local, intracommunautaire ou pour les exports hors Union Européenne. 

Un nombre de cheptels certifiés en progression continue

A la fin de la campagne de prophylaxie IBR 2013/2014 (31 mai), 2.848 cheptels étaient dépistés négatifs soit 96,8 % des élevages creusois et 2.774 certifiés (sous appellation) soit 94,3 %l. Cela représente une augmentation de 0,8 % du taux de cheptels certifiés par rapport à la campagne précédente. La Creuse confirme ainsi son positionnement dans les dix premiers départements français avec un taux de certifiés de plus de 90 % et consolide ainsi nos orientations prises vis à vis de cette maladie depuis 1996.

Un atout précieux pour la commercialisation des reproducteurs… et du « maigre » !

Des impacts cliniques majeurs ont été observés avec cette maladie et subsistent dans les zones où elle est présente de manière endémique. Cela explique l’inscription de l’IBR dans la liste de l’OIE (organisation mondiale de la santé animale) avec des demandes possibles de garantie additionnelles. C’est ce que l’on observe en Europe pour l’Allemagne, l’Autriche, le Danemark, l’Italie (province de Bolzano), la Finlande, la Suède ou la Tchéquie. Ces dernières années ont vu un élargissement des demandes en matière de bovins certifiés IBR à la filière du « maigre » que ce soit en France (ateliers d’engraissement du grand ouest) ou à l’étranger (pays du Maghreb ou Europe de l’est).

Des échanges facilités au niveau local, français, européen et international

Localement, l’utilisation de la dérogation du contrôle à l’introduction dans le cadre d’un transport maîtrisé à partir de cheptels indemnes se poursuit. En 2013/2014, 3.452 bovins pour 585 introductions en ont bénéficié (4.232 bovins pour 442 introductions en 2012/2013). Dans le cadre de la collaboration entre GDS Creuse et les opérateurs commerciaux, il a été délivré lors de la campagne 2013/2014 plus de 300 attestations « cheptel indemne IBR » pour des échanges intracommunautaires ou des exportations hors Union Européenne. De plus, pour faciliter la connaissance du statut de chaque bovin lors de leur transaction, GDS Creuse propose à tous les opérateurs commerciaux la fourniture et la mise à jour hebdomadaire de la liste informatique des élevages sous certification. Cette pratique est effective avec CCBE et sera étendue à tout opérateur qui en fera la demande. D’autre part, vous pouvez savoir si un cheptel français est sous appellation IBR en consultant notre site www.gdscreuse.fr, onglet « garanties élevages ».

Une vigilance à maintenir dans la surveillance des troupeaux indemnes

Depuis 2006, un arrêté ministériel fixe les mesures de prophylaxie de l’IBR. La surveillance obligatoire des troupeaux s’appuie, en laitier, sur un dépistage semestriel effectué sur lait de grand mélange et, en allaitant, sur un dépistage annuel par mélange de 10 sérums de tous les bovins, âgés de 24 mois et plus, non connus IBR positif (cf. article du 12/09/2014). Pour valider une prophylaxie, il est nécessaire d’avoir des résultats pour au moins 80 % des bovins du cheptel, âgés de 24 mois et plus (critère épidémiologique). Le dépistage IBR n’est pas obligatoire dans les troupeaux dérogataires (atelier d’engraissement en bâtiment fermé et isolé), l’isolement de l’atelier doit alors être attesté par le vétérinaire sanitaire de l’élevage. L’autre mesure imposée par l’arrêté ministériel est le dépistage IBR à l’introduction de tout bovin quel que soit son âge (sauf dérogation possible dans le cadre d’un transport maîtrisé à partir de cheptels indemnes). L’isolement, jusqu’à obtention des résultats analytiques IBR, constitue une mesure incontournable.

L’IBR en Creuse. Un atout commercial, un assainissement à finaliser

Un assainissement à finaliser avec une sensibilisation renforcée dans les troupeaux infectés

Au 31 mai 2014, on dénombrait 84 cheptels avec des bovins positifs en IBR (2,9 % des cheptels creusois), soit une diminution de 0,3 % par rapport à la campagne précédente. Cette situation montre que l’assainissement se poursuit mais avec un rythme ralenti. Débutée en 2012, la sensibilisation spécifique vis à vis des cheptels positifs s’est poursuivie. En novembre 2013, nous avons contacté les 61 élevages détenant jusqu’à 10 bovins connus positifs pour les sensibiliser à leur élimination, 23 les ont éliminés. Au cours de ce contact, les éleveurs ont été consultés sur les avantages d’être cheptel sous appellation IBR, globalement, il apparaît que l’aspect individuel est bien compris (atout commercial) mais l’aspect collectif est très peu connu (obtention du statut de « zone épidémiologique favorable » (ZEF)).

L’obtention du statut de « zone épidémiologique favorable » pour la Creuse

Pour être « ZEF », le taux de cheptels positifs en IBR doit être inférieur à 1 % et le taux de nouveaux positifs inférieur à 0,2 %. Cela permet aux cheptels sous appellation A de maintenir leur appellation avec des sérologies de mélange sur 20 % des bovins de plus de 24 mois au lieu de la totalité aujourd’hui, ainsi qu’une facilitation des échanges au niveau local, national, européen et international.

Une finalisation de l’éradication actée au niveau national

Le Conseil d’Administration de GDS France du 28 janvier 2014 a voté un tournant décisif en matière de lutte contre l’IBR. Il a acté un renforcement des mesures pour obtenir une finalisation de l’éradication avec :

  • Un socle commun basé sur un Programme Collectif Volontaire national avec une appellation obligatoire.
  • Des outils réglementaires plus adaptés lors de non-respect de la réglementation (réalisation des contrôles, vaccination ou élimination des bovins positifs…).
  • La possibilité de mesures régionales comme la restriction des mouvements des bovins positifs (pas de vente en élevage, circuits de transport des animaux séparés…).
  • La reconnaissance de notre dispositif IBR au niveau européen et international.

Dans l’attente de ces nouveaux outils réglementaires au niveau national, nous étudions la mise en place de ces mesures de manière volontaire, notamment pas de vente en élevage de bovins positifs en IBR et des circuits de transport des animaux séparés.

Pour chacun, certifier son cheptel au regard de l’IBR, pour tous, obtenir le statut « ZEF »

Le « J’apporte des garanties », étape de la « Sanitaire’ Attitude », implique :

  • au niveau individuel, de certifier son cheptel au regard de l’IBR aujourd’hui, pour prendre l’assurance de pouvoir continuer de vendre ses animaux demain,
  • au niveau collectif, acquérir le statut « ZEF » pour notre département, pour alléger les contrôles et faciliter les échanges et aussi contribuer à conforter l’image de qualité de nos élevages.

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier

Publicité

Articles les + lus

Lettre d'info

Derniers commentaires