La dératisation, un élément de l'arsenal sanitaire : Dératisation des bâtiments d'élevage : L'automne, une période d'intervention stratégique.

Aurélien LEGRAND / Dr Didier GUERIN

La dératisation, un élément de l'arsenal sanitaire : Dératisation des bâtiments d'élevage :  L'automne, une période d'intervention stratégique.

Cette action permet de limiter la contamination des animaux par de nombreuses maladies, les dégradations au sein des bâtiments d'élevages et les souillures des aliments.

Les bâtiments d'élevage attirent les rongeurs car ils représentent une source de chaleur et une source de nourriture abondante lorsque les conditions extérieures deviennent difficiles (fin d'automne).

Les rongeurs, de formidables vecteurs de maladie et agents de dégradation

Les rongeurs, quels qu'ils soient, s'avèrent être des menaces sanitaires conséquentes en tant que porteurs de nombreuses maladies comme la leptospirose, salmonellose, dysenterie... De plus, ils disséminent les agents infectieux présents dans l'élevage et constituent donc d'excellents accélérateurs de la dynamique de contamination dans les différents troupeaux et bâtiments d'un cheptel. De plus, ces rongeurs entraînent des nuisances aux dépens :
• Des animaux par agitation, stress et par portage de germes pathogènes.
• Des bâtiments par dégradation de certaines installations.
• Des aliments stockés par consommation et souillures.

Une bonne connaissance des différents rongeurs pour une action efficace

Différentes espèces sont communément rencontrées avec des caractéristiques qui leur sont propres. Dans les bâtiments, on aura essentiellement des problèmes de souris. Un trou de 7 mm suffit pour qu'une souris passe. Toutes conduites d'eau, d'électricité ou fissures peuvent donc permettre une intrusion. En présence de nourriture très appréciée de ces animaux (céréales, aliments concentrés…), la pose d'appâts doit être judicieuse sous peine d'être délaissés. Le mode de vie et le régime alimentaire des rongeurs peuvent varier considérablement d'une espèce à l'autre. Ces différents paramètres sont à prendre en compte afin d'obtenir rapidement des résultats adéquats. La dératisation demeure une intervention technique et délicate. Le choix et l'emplacement des produits rodonticides seront à réaliser de façon à s'intégrer le plus possible dans les pratiques des rongeurs. Par exemple, la souris écorce les graines d'où l'adaptation des appâts (avoine décortiquée). De plus, celle-ci est plus sensible au « difénacoum » qu'à la « chlorophacinone » ou « bromadiolone ». L'identification des espèces concernées s'avère donc indispensable pour adapter le type d'appâts et la matière active.

1 rat vu = 20 à 30 rats présents = 2.000 kg de nourriture consommée et souillée par an => une dératisation à mettre en place précocement

La dératisation est d'abord préventive par des mesures d'hygiène et de propreté qui limitent l'intérêt pour ces animaux à venir s'installer dans l'élevage. Ces mesures préventives se révélant souvent insuffisantes, une lutte curative sera, alors, associée. Un rat vu en pleine journée, c'est au minimum 25 d'installés dans vos murs ! Un couple et sa descendance peuvent donner jusqu'à 600 individus ! Il est donc décisif d'éliminer tout rongeur dès qu'on aperçoit le premier. La lutte doit allier précautions (utiliser des récipients sans odeur, ne pas manipuler les appâts avec les mains…), produits efficaces (choix du support et de la matière active), persévérance dans l'action (vérifier et renouveler les appâts aussi longtemps que les appâts précédents seront mangés, contrôler les mortalités) et précautions d'utilisation (tous les produits raticides utilisés sont dangereux pour l'homme et les animaux domestiques et doivent donc être utilisés et stockés en conséquence).

Pour la dératisation, allier connaissance des rongeurs, qualité des produits utilisés et régularité des interventions

La dératisation nécessite une évaluation rapide et précise des problèmes rencontrés afin que cette dernière soit efficace. L'action va être orientée en fonction de différents facteurs :
• Type de bâtiments (fermes, usines, maisons, bureaux…).
• Nourriture à disposition qui détermine la concurrence alimentaire (blé, maïs…).
• Etat de propreté, rangement, état des murs, voisinage/réseaux d'égouts, cours d'eau…
• Traces laissées par les rongeurs : crottes, dépôts de gras, rongements, terriers, odeurs spécifiques (surmulots, souris)…
• Vision (fugace) d'un individu, capture d'un individu si possible.
• Dégâts produits sur les denrées stockées, les aliments, les structures…
Il sera distingué par l'intervenant, aux travers des différents éléments, les rongeurs concernés afin d'adapter la lutte. Ce dernier est à même d'évaluer le niveau d'infestation des nuisibles afin de faire le choix des types d'appâts et des matières actives les plus adaptées aux espèces concernées. Après la 1ère phase de mise en place de la lutte chimique, le principe de base sera de rendre les lieux les plus inhospitaliers possibles pour les rongeurs, en supprimant au maximum les sources de nourriture et les gîtes de reproduction. Il est donc nécessaire de limiter ces endroits afin de rendre la dératisation la plus efficace possible. Le suivi de la lutte demande des passages réguliers (classiquement 4 passages/an), une récupération des appâts non-consommés et une évaluation de l'efficacité par la présence de cadavres et la disparition des traces des nuisibles.

FARAGO Creuse (GDS Services 23) : une structure agréée, des techniciens qualifiés, des produits certifiés et reconnus

FARAGO Creuse (GDS Services 23), mandatée par GDS Creuse dans son objectif de faciliter la réalisation de ses missions sanitaires, vous propose une offre diversifiée en produits certifiés (à disposition au siège ou chez les délégués cantonaux de GDS Creuse dépositaires, pour les connaitre, contactez-nous ou consultez www.fragocreuse.fr) mais aussi en services avec la possibilité de faire effectuer ces interventions par un des sept techniciens qualifiés. L'emploi de matériel et de produits adaptés permettent la meilleure efficacité afin d'obtenir les résultats escomptés. N'hésitez donc pas à nous contacter pour la réalisation d'un devis adapté à votre structure (contrat, passage ponctuel). La réalisation de la dératisation au sein des bâtiments agricoles participe à l'optimisation de la maîtrise des risques sanitaires en élevage, permet de réduire les pertes économiques en limitant les dégradations au niveau des structures mais aussi des aliments consommés.

Source Groupement de Défense Sanitaire de la Creuse

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier

Publicité

Articles les + lus

Lettre d'info

Derniers commentaires