La FAO prévoit une demande de viande en hausse sensible

François d'Alteroche - Réussir Bovins Viande Janvier 2012

Marché à la vollaille en Chine.
Au niveau mondial, lla demande mondiale en produits carnés devrait progresser de 73 % d’ici 2050. © P. Bourgault

Les derniers chiffres de la FAO montrent une progression de la demande mondiale en produits carnés d’ici à 2050, du fait entre autres, de la croissance démographique.

Toutes espèces confondues, la demande mondiale en produits carnés devrait progresser de 73 % d’ici 2050. Ce fort accroissement des besoins concernera tout particulièrement la volaille. La demande en viande bovine devrait quant à elle progresser d’environ 58 % (voir graphique). Il s’agit là de la dernière réactualisation des chiffres de la FAO dévoilés mi-décembre. Une demande en forte hausse liée à la croissance démographique mondiale et à la progression de la demande dans la plupart des pays en développement. Cette hausse sensible des besoins devrait s’accompagner de perspectives assez favorables pour les prix à la production. La raréfaction des ressources halieutiques et donc leur prévisible renchérissement devrait par ailleurs contribuer à renforcer ce phénomène.

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Accroître la production par tête

Cette demande accrue en produits carnés mais aussi en produits laitiers ne pourra être obtenue que par une augmentation de la productivité par animal. « L’essor de la production de l’élevage des 40 dernières années s’explique en grande partie par l’augmentation du nombre d’animaux élevés. Mais il est difficile de penser que l’on pourra couvrir la demande escomptée à l’horizon 2050 en élevant deux fois plus de volailles, 80 % de plus de petits ruminants, 50 % de plus de bovins et 40 % de plus de porcs tout en utilisant le même niveau de ressources naturelles qu’actuellement », explique le document de la FAO.
Pour cet organisme, les hausses de production nécessaires à la satisfaction des besoins en produits carnés des 9,15 milliards de terriens présents sur la planète en 2050 ne passeront donc pas uniquement par la croissance des cheptels. Les augmentations de production devront plutôt provenir d’améliorations susceptibles de doper l’efficience des systèmes d’élevage pour convertir les ressources naturelles en denrées alimentaires et de la réduction des déchets. Répondre à une demande croissante en protéines animales passera également par la nécessité de relever « un certain nombre de défis supplémentaires, notamment les sécheresses, les pénuries d’eau et d’autres effets liés aux évolutions du climat. » La FAO souligne également la menace liée à l’arrivée de nouvelles maladies animales découlant de ces évolutions climatiques, mais également de l’accroissement des transports et échanges de marchandises favorisant la dissémination de certaines maladies.

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