La filière « veau sous la mère » se mobilise pour améliorer la qualité

Bernard Griffoul - Réussir Bovins Viande Juillet-Août 2012

La filière « veau sous la mère » se mobilise pour améliorer la qualité
La part de veaux blancs n’est que de 35 % alors que la filière en réclame 60 %. Idem pour l’état d’engraissement : 40 % de veaux couverts alors qu’il en faudrait les deux tiers. © F. d'Alteroche

Constatant un écart grandissant entre les demandes des bouchers et l’offre, la filière veau sous la mère lance un programme de formation et d’appui technique en faveur de la qualité.

Après l’opération « Travail’Vo », menée pendant trois ans, l’association « Le veau sous la mère » lance un nouveau programme de communication et d’appui technique intitulé « Objectif qualité ». « L’opération programmée sur trois à cinq ans devra remettre sur les rails nombre d’éleveurs qui se sont quelque peu écartés des pratiques d’élevage et des choix génétiques optimaux, afin de retrouver le chemin de la qualité », justifie la structure. Les éleveurs ont du s’adapter aux nouvelles exigences et pratiques (cases collectives, salle de tétée, abandon des muselières) et l’homogénéité de la qualité en a parfois souffert. « La qualité des carcasses n’est pas toujours homogène et, la production ayant baissé depuis de nombreuses années, les abatteurs ont de plus en plus de mal à trouver régulièrement la marchandise qui satisfera leurs bouchers », ajoute l’association.
15 % des veaux sont en dehors des clous
L’association s’est donnée pour objectif d’améliorer la couleur de la viande, la conformation et l’état de finition d’au moins un tiers des veaux livrés. Et de rappeler les critères de qualité visés : une carcasse de moins de 160 kilos, une couleur de viande claire (blanc : 0, rosé très clair : 1, ou rosé : 2), une conformation satisfaisante (E, U, voire R+), un état d’engraissement suffisant mais non excessif (couvert : 3, voire ciré : 2). Pour chacun de ces critères, 15 % des veaux sont en dehors des clous. Les éleveurs bénéficieront à la fois de formations (rencontres avec des professionnels dans les abattoirs, journées techniques dans les élevages) et d’un appui technique individualisé. Un trophée récompensera tous les ans les éleveurs qui auront le plus progressé.
   

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