La viande bovine française, trop rare et trop chère !

François d'Alteroche - Réussir Bovins Viande Juin 2012

La viande bovine française, trop rare et trop chère !
Marché au cadran d'Ussel. © F. d'Alteroche/Archives

« Pour les vaches, on avait l’impression ces dernières semaines que si on avait eu un doublement ou un triplement des apports on les aurait de toute façon écoulés sans difficultés », estime Baptiste Galland, chef des ventes du marché au cadran d’Ussel, en Corrèze. Un mieux sensible dont ont tout particulièrement bénéficié les réformes laitières et les allaitantes de second choix. Pour ces catégories, les campagnes sont ratissées en tous sens par les acheteurs en quête de marchandise. « Dans plusieurs régions, la sécheresse 2011 s’est traduite par des abattages conséquents pour ces catégories. C’est pour elles que les volumes disponibles ont le plus fortement chuté. On s’attend à un gros creux de production au second semestre », explique en Haute-Vienne Thierry Laage, de Sofrelim.

La raréfaction de la ressource serait moins flagrant pour les génisses de boucherie. « En Limousin, nous n’avons pas trop de soucis pour le moment pour ces génisses lourdes de 30 à 36 mois, essentiellement destinées au secteur de la boucherie traditionnelle. Nous n’avons pas non plus de très gros besoins pour ces catégories. On peut au besoin assez facilement les substituer par de bonnes vaches bouchères réformées après un ou deux vêlages. »

Inquiétudes de l’aval

Si cette hausse du prix de la viande redonne le moral à l’amont, l’aval ne camoufle pas ses inquiétudes avec des hausses qui deviennent difficiles à répercuter.
« Face à cette pénurie d’animaux, les industries d’abattage-transformation françaises se voient dans l’obligation de répercuter la hausse du prix de leurs produits, expliquait mi- mai le SNIV. Les conséquences en sont d’ores et déjà visibles : trop rare et trop chère, la viande française intéresse moins nos voisins et les exportations de viande bovine sont en baisse de 14 % sur les trois premiers mois de l’année. Même phénomène sur le marché intérieur : le dernier panel de consommation FranceAgriMer/Interbev, arrêté au 15 avril 2012, souligne que, avec des prix en hausse de 2,9 %, les volumes de viande bovine chutent de 3,8 %. »

Pour en savoir plus : voir aussi l'article " Spectaculaire rétablissement de la conjoncture " :

http://www.pleinchamp.com/elevage/bovins-viande/actualites/spectaculaire-retablissement-de-la-conjoncture

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Commentaires 1

ELEVEUR

C est le resultat de la politique des industriels de la viande conduite depuis plusieurs année ils recoltent ce qu ils ont semée

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