Le contrôle sanitaire de la faune sauvage en Creuse. Résultats 2011/2012 – Perspectives 2012/2013

GDS Creuse – Didier GUERIN / FDC Creuse – Stéphane QUINIO / DDCSPP Creuse – Françoise LETELLIER / LDA Creuse – Eric GUILLEMOT

Le contrôle sanitaire de la faune sauvage en Creuse. Résultats 2011/2012 – Perspectives 2012/2013

Le suivi sanitaire de la faune sauvage creusoise => Le groupe de travail, composé de la DDCSPP23, du LDA d’Ajain, de GDS Creuse et de la Fédération Départementale des Chasseurs de la Creuse, a poursuivi ses investigations pour la saison 2011-2012.

Le contrôle sanitaire de la faune sauvage en Creuse. Résultats 2011/2012 – Perspectives 2012/2013

Grâce au réseau de chasseurs qui assure les prélèvements sur les animaux tués à la chasse, le contrôle du statut sanitaire de la grande faune sauvage s’est poursuivi sur 2011/2012. Les recherches ont été orientées en fonction d’actualités sanitaires (tuberculose, ehrlichiose), et d’obligation réglementaire (trichine). Concernant la trichine, de nouveau, l’ensemble des résultats s’est avéré négatif. Pour l’ehrlichiose, en raison de non-disponibilité de kit d’analyses, les résultats sont en attente. Pour la tuberculose, le suivi s’intègre dans le cadre national de la surveillance de cette maladie dans la faune sauvage.

La surveillance épidémiologique de la tuberculose dans la faune sauvage en France : le réseau Sylvatub…

La situation épidémiologique de la tuberculose bovine en France montre une très faible prévalence générale avec la persistance de foyers d'infection localisés mais dispersés sur le territoire national. Depuis quelques années des animaux sauvages infectés ont été détectés dans plusieurs zones de prévalence de tuberculose bovine. Il convient donc d'identifier le plus précocement possible une infection de la faune sauvage. A cette fin, un réseau de surveillance épidémiologique de la tuberculose bovine dans la faune sauvage, dénommé Sylvatub a été mis en place. La mise en œuvre des activités de surveillance au niveau départemental fait l’objet d’adaptations en fonction du niveau de risque vis-à-vis de la tuberculose bovine. Le niveau 3 est appliqué aux départements dans lesquels la tuberculose bovine présente une prévalence relativement élevée et où il est nécessaire de caractériser davantage la circulation de la maladie parmi la faune sauvage. Le niveau 2 est appliqué dans les départements en fonction des éléments suivants : mise en évidence récente de cas de tuberculose bovine dans la faune sauvage, détection de foyers bovins de façon régulière ou avec une augmentation soudaine d’incidence ou proximité de zones classées en niveau 3. Le niveau 1 est attribué dans tous les autres départements.

… pour la Creuse, une surveillance tuberculose sur les blaireaux en 2011/2012, sur les cerfs et chevreuils en 2012/2013

Dans ce cadre, des examens ont été effectués sur des blaireaux en juin 2011. Une soixantaine d’individus ont été contrôlés, tous les résultats se sont avérés négatifs. Pour 2012/2013, ce sont les cerfs et les chevreuils qui vont être concernés avec un objectif de 50 cerfs et 200 chevreuils examinés. Comme lors de l’examen initial de la venaison, toute lésion suspecte fera l’objet d’un examen approfondi avec mise en culture. En cas de résultat positif, la culture et le matériel biologique nécessaire seront transmis pour confirmation et typage au laboratoire national de référence de Maisons-Alfort.

La brucellose porcine, une actualité sanitaire, son suivi triennal

Rappelons que la seule menace identifiée, en Creuse, en matière de contamination des animaux de rente par la faune sauvage a été celle des sangliers avec la brucellose porcine vis à vis des élevages de truies en plein-air, d’où la mise en place de mesures spécifiques de protection. Malheureusement, en 2011, un élevage de truies plein-air a subi cette contamination. C’est pour cette raison d’actualité sanitaire et dans le cadre du suivi triennal que la brucellose porcine va faire l’objet d’un contrôle sur les sangliers pour cette campagne 2012/2013.

Une journée technique nationale « Faune sauvage » avec une présentation du travail effectué en Creuse depuis 1996

Organisée par GDS France et la Fédération Nationale des Chasseurs (FNC), une journée technique nationale « Faune sauvage » s’est déroulée le 23 septembre 2011. Elle avait pour objectifs de réaliser un état des lieux des collaborations entre GDS et fédérations départementale des chasseurs, de faire un point d’étape après la signature de la convention nationale GDS France – FNC, de présenter des résultats d’expériences départementales et d’expliciter le réseau « Sylvatub ». La Creuse a fait partie des 4 départements qui ont présenté leur expérience.

La sérothèque nationale faune sauvage, une participation active de la Creuse

Sous l’égide de la Fédération Nationale des Chasseurs, la Creuse participe à la constitution de la sérothèque nationale mise en place depuis la campagne 2009/2010 à partir d’animaux de chasse (prélèvements de sang et de rate). Le but est de constituer un « patrimoine biologique » pouvant être utilisé à tout moment en cas de besoin. Une vingtaine de fédérations participe à cette action (voir carte). Les prélèvements, conservés plusieurs années au congélateur, peuvent être ainsi ressortis pour rechercher telle ou telle maladie en remontant dans le temps. En Creuse, les espèces suivantes sont ciblées : sanglier, renard, blaireau, cerf, chevreuil, lièvre, lapin de garenne, ragondin. La collection de sérums s’est enrichie cette année de prélèvements concernant : 51 chevreuils, 44 cerfs et biches, 25 sangliers, 49 blaireaux, 4 ragondins, 4 renards, 14 lièvres et 2 lapins. Pour réussir une telle opération, le réseau des chasseurs est incontournable et précieux. C’est grâce à ce travail de prélèvement effectué lors de l’éviscération de l’animal, que ce « petit trésor » biologique peut être entretenu et développé.        Ainsi, après trois saisons de chasse, sur vingt départements, c’est plus de 5.000 sérums collectés, toutes espèces confondues. La Creuse en possède déjà plus de 400 !

Le contrôle sanitaire de la faune sauvage en Creuse. Résultats 2011/2012 – Perspectives 2012/2013

Les orientations 2012/2013 allient le suivi triennal et l’actualité

Pour2012/2013, pour les sangliers, du fait des obligations réglementaires relativesà leur consommation, la recherche de la trichine va être poursuivie. Commeindiqué ci-dessus, tant pour des raisons d’actualité sanitaire que de suivitriennal, la brucellose porcine va être recherchée chez le sanglier et latuberculose va être observée chez le chevreuil et le cerf. Dans le cadre dusuivi triennal, le suivi fièvre catarrhale devrait intervenir chez le chevreuilet le cerf. En fonction de l’actualité sanitaire, résurgence fièvre catarrhaleau cours de l’été ou émergence Schmallenberg amplifiée, le programme serafinalisé en début d’automne.

Le suivi sanitaire de la faune sauvage, un outil utile pour tous

Le niveau de surveillance sanitaire de la faune sauvage, en place en Creuse depuis 1996, permet la remontée de résultats intéressants au regard du statut du gibier en matière de zoonoses et de maladies communes aux espèces sauvages et domestiques. Il représente un outil d’alerte éventuelle, aussi bien pour les gestionnaires de la faune sauvage, que ceux de la santé humaine et animale, d’où sa poursuite avec son adaptation en fonction des besoins. Il est entré maintenant dans une phase de suivi où la synergie des différents intervenants permet un fonctionnement optimal. N’hésitez pas à nous contacter pour tout commentaire, suggestion ou demande.

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