Le contrôle sanitaire de la faune sauvage en Creuse. Résultats – Perspectives

GDS Creuse - FDC23 - DDCSPP23 - LDA23

Le contrôle sanitaire de la faune sauvage en Creuse. Résultats – Perspectives

Le suivi sanitaire de la faune sauvage creusoise => Le groupe de travail, composé de la DDCSPP23, du LDA d’Ajain, de GDS Creuse et de la Fédération Départementale des Chasseurs de la Creuse, a poursuivi ses investigations pour la saison 2014/2015.

Le contrôle sanitaire de la faune sauvage en Creuse. Résultats – Perspectives

Grâce au réseau de chasseurs qui assure les prélèvements sur les animaux tués à la chasse, le contrôle sanitaire de la grande faune sauvage s’est poursuivi sur 2014/2015. Le suivi triennal (tuberculose sur les blaireaux) et les obligations réglementaires (trichine chez les sangliers) ont axé les recherches. Les résultats sont de nouveau négatifs.

Un suivi tuberculose de la faune sauvage basé sur les réseaux SAGIR et SYLVATUB…

La situation épidémiologique de la tuberculose bovine en France montre une très faible prévalence générale avec la persistance de foyers d'infection localisés mais dispersés sur le territoire national. Depuis quelques années, des animaux sauvages infectés ont été détectés dans plusieurs zones de présence de tuberculose bovine. Pour identifier le plus précocement possible une infection de la faune sauvage, un réseau de surveillance dans la faune sauvage (Sylvatub) a été mis en place. La surveillance départementale est fonction du niveau de risque vis à vis de la tuberculose bovine. Le niveau 3 est appliqué dans les départements où elle présente une prévalence relativement élevée et où il est nécessaire de caractériser davantage la circulation de la maladie dans la faune sauvage. Le niveau 2 est appliqué selon les éléments suivants : mise en évidence récente de cas de tuberculose bovine dans la faune sauvage, détection de foyers bovins de façon régulière ou avec une augmentation d’incidence ou proximité de zones classées en niveau 3. Le niveau 1 est attribué dans tous les autres départements. La Creuse est en niveau 1 (cf. carte).

Le contrôle sanitaire de la faune sauvage en Creuse. Résultats – Perspectives

… des actions complémentaires en Creuse

L’action départementale se définit selon deux axes :

  • Une formation qui permet de faciliter la surveillance des cervidés et des sangliers porteurs de lésions suspectes détectés par l’examen initial de la venaison (cf. encadré).
  • Des prélèvements sur les blaireaux, les cerfs et les chevreuils (cf. tableau).

Les orientations 2014/2015 axées sur le suivi triennal 

En raison de l’alerte tuberculose dans certains départements, dans le cadre du suivi triennal, après le contrôle des blaireaux la campagne passée, des examens vont être effectués sur des chevreuils et des cerfs. Selon ce même rythme triennal, un nouveau point va être réalisé en matière de brucellose porcine chez les sangliers. La recherche de la trichine va être poursuivie chez les sangliers du fait des obligations réglementaires relatives à leur consommation.

Le suivi sanitaire de la faune sauvage, un outil utile pour tous

La surveillance sanitaire de la faune sauvage, en place en Creuse depuis 1996, permet la remontée de données au regard du statut du gibier en matière de zoonoses et de maladies communes aux espèces sauvages et domestiques. Il représente un outil d’alerte éventuelle pour les gestionnaires de la faune sauvage et de la santé humaine et animale, d’où sa poursuite avec son adaptation en fonction des besoins. Il est entré dans une phase de suivi où la synergie des différents intervenants permet un fonctionnement optimal. N’hésitez pas à nous contacter pour tout commentaire, suggestion ou demande.

Le contrôle sanitaire de la faune sauvage en Creuse. Résultats – Perspectives
La sérothèque nationale faune sauvage

La sérothèque fédérale nationale est une collection de matériels biologiques prélevés sur différentes espèces depuis la campagne 2009/2010, dans une vingtaine de départements volontaires dont la Creuse. Elle est la propriété commune des fédérations départementales concernées et de la fédération nationale des chasseurs.

Une participation active de la Creuse

Les échantillons prélevés sont identifiés puis stockés au congélateur. Cela permet de rechercher des anticorps et des agents pathogènes en remontant plusieurs années en arrière, ce qui peut donner des informations a posteriori sur la faune sauvage en question. La base départementale dispose de 673 prélèvements (cf. tableau).

Une application aux maladies à tiques

Sur proposition de l’INRA et de l’ANSES, en relation avec la fédération nationale des chasseurs, une étude nationale va concerner les maladies transmises par les tiques. Ces maladies représentent une problématique en augmentation du fait des changements écologiques et climatiques aboutissant à un maintien de ces vecteurs durant l’hiver. Elles sont nombreuses et causées par des agents pathogènes différents. Cette étude s’intéresse à la fièvre Q, la maladie de Lyme, l’encéphalite à tique due à un flavivirus et, enfin, à d’autres flavivirus dont la circulation en France est mal connue. La plupart de ces maladies affectent aussi bien l’homme que les mammifères. Le principal enjeu est donc la santé publique, cependant l’impact qu’elles pourraient avoir sur les populations de grand gibier reste à évaluer. La FDC Creuse s’est portée volontaire pour alimenter cette étude avec l’apport de sa sérothèque.

Formation « Hygiène de la venaison »

Dans le cadre du règlement européen, la version de décembre 2009 du « paquet hygiène » intègre la chasse et la viande de gibier dans la chaine alimentaire et organisent sa traçabilité.

Les chasseurs, garants de la qualité du gibier, jusqu’au bout de la fourchette !

Pour répondre à cette évolution de la réglementation, la FDC Creuse a mis en place depuis 2008 une formation pour l’examen initial du gibier. Distinguer le normal de ce qui ne l’est pas ! Voilà l’objectif de ces formations : il ne s’agit pas d’une formation vétérinaire, les personnes formées doivent pouvoir attester que le gibier que l’on cède à des proches, ou même sur le marché, a fait l’objet d’une attention soutenue et d’un respect continu. Les supports de ces formations (tutoriels, fournitures photographiques et livrets) ont été rédigés par l’INFOMA (Institut de Formation du Ministère de l’Agriculture) sous l’égide de la DGAL-BMP (Ministère de l’Agriculture). 502 personnes ont été formées en Creuse.

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier

Publicité

Articles les + lus

Lettre d'info

Derniers commentaires