Le loup arrive en zone bovine allaitante

François d'Alteroche - Réussir Bovins Viande Septembre 2012

Le loup arrive en zone bovine allaitante
Le loup progresse vers l'ouest. © M.-A. Carré

La croissance rapide du nombre de loups en France, leur fait rechercher de nouveaux territoires. Trois nouvelles zones de présence permanente ont été identifiées à l’issue de l’hiver dernier.

De retour sur le territoire français depuis 1992, le nombre de loups progresse régulièrement. Leur effectif était estimé à 250 individus à quelques dizaines près en fin d’hiver par l’Office national de la chasse et de la faune sauvage. Un chiffre qui n’incluait donc pas les naissances du printemps 2012. Le plus frappant est surtout la rapide expansion territoriale de cette espèce qui déborde désormais de plus en plus vers des zones largement concernées par l’élevage bovin allaitant. Au total, le nombre de zones de présence permanente (ZPP), c’est-à-dire là où le loup est observé pendant au moins deux années consécutives, est passé de 27, l’an passé, à 29 dans le dernier bilan de l’ONCFS, dont 19 abritent des meutes bien constituées. De plus, « la présence du loup s’affirme en dehors des Alpes. » Jusqu’ici identifié de façon discontinue dans les Cévennes et en Franche-Comté, « trois nouvelles zones de présence permanente apparaissent à l’issue de l’hiver 2011/2012, respectivement les Pyrénées, les Vosges et les Hautes-Alpes (…). » Un loup a également été formellement identifié et photographié le printemps dernier en Lozère.
« La barrière rhodanienne constitue un frein à la colonisation de l’espèce, mais ne l’empêche pas de progresser vers l’ouest. » Cela correspond à des animaux le plus souvent seuls et à la recherche de nouveaux territoires et pouvant effectuer des déplacements sur de très longues distances.

Inquiétude chez les éleveurs de bovins allaitants

Dans les nouveaux territoires en passe d’être colonisés, la crainte des éleveurs ovins est d’être confrontés quelques années après leurs collègues des Alpes à la même problématique liée à l’appétit de ces animaux. Même si les bovins sont a priori moins concernés que les ovins, l’inquiétude commence elle aussi à poindre chez les éleveurs de bovins allaitants puisque les conditions d’élevage pratiquées ne peuvent pas exclure le risque de prélèvement, au moins sur de jeunes veaux avec le risque d’avoir des dégâts liés à des mouvements de panique dans les troupeaux.

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