Le patron de Bigard plaide pour que l'abattage rituel soit "discipliné"

Le patron de Bigard plaide pour que l'abattage rituel soit "discipliné"

Le patron du premier groupe de transformation de viande français, Jean-Paul Bigard, a plaidé mercredi pour que soit"disciplinée" la pratique de l'abattage rituel, halal comme casher, notamment la formation et l'agrément des sacrificateurs.

Au niveau des sacrificateurs, il n'y a "pas d'uniformité, vous avez des gens qui savent faire et d'autres beaucoup moins performants. Il faut s'attacher à policer, discipliner cette pratique", tout en regardant "le problème sous l'angle religieux pour le comprendre sinon ce n'est pas possible", a assuré M. Bigard lors d'une audition de la commission d'enquête parlementaire sur les abattoirs, mise en place suite à des scandales de mauvais traitements d'animaux. L'abattage rituel "est géré sous l'angle d'une dérogation alors que la règle européenne voudrait que tous les animaux soient étourdis. A partir de là, il faudrait peut-être mettre un peu d'ordre dans cette pratique qui est difficile à supporter", a-t-il ajouté. "Pour tout ce qui est halal, je n'hésiterais pas à dire que c'est un joli bordel" car il y a de nombreux musulmans qui possèdent une carte de sacrificateurs délivrée par la mosquée de Paris, celle de Lyon ou de Marseille. "L'uniformisation est loin d'être la règle", a assuré le patron de Bigard.  

Pas d'uniformité

Dans les abattoirs importants du groupe, comme celui de Formerie dans l'Oise, opèrent trois sacrificateurs salariés de Bigard, "avec qui nous n'avons aucun problème", a-t-il souligné, tandis que dans d'autres cas, "nous avons des prestataires, des sociétés qui ont un agrément".   "Dans de nombreux cas, ils opèrent depuis très longtemps, mais la pratique de longue durée n'est pas synonyme de mode opératoire irréprochable. Non, il n'y a pas d'uniformité et certainement de formation suffisante pour faire l'abattage halal", a-t-il déploré.  

Poids économique important

Pour l'abattage casher, "même si l'obtention d'une carte est beaucoup plus difficile à régler que dans le cas du halal, il n'y a pas d'opérateurs uniformément éduqués". De plus, "l'abattage sur le rite casher est un abattage dur, très dur", a-t-il ajouté. Cependant, M. Bigard reconnait que "ce type d'abattage est d'un poids économique très important", et le groupe n'hésite pas à investir pour produire de la viande à destination de cette clientèle. Il a fait l'acquisition d'un appareil venu de Nouvelle Zélande qui permet un "étourdissement réversible" des animaux, c'est-à-dire que s'ils ne sont pas égorgés, les animaux peuvent repartir vivants de l'abattoir, comme le demandent les cultes juif et musulman.

Source avec AFP

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Commentaires 12

CLOCHE215

tous les mensonges et manipulations sont bonnes pour décrédibiliser le travail de l'agriculteur alors que ce qui se passe une foi l'animal sorti de la ferme n'est plus de son ressort ...mais ça lui retombe en pleine figure.

Danaubrac

Pour simplifier,beaucoup d'abattoirs ne font que du rituel, ce qui n'était pas prévu.Conséquence,trés difficile de trouver une boucherie qui garanti un abattage non hallal.Je pose la question,comment des videos sortent des abattoirs alors que l'entrée est interdite a toute personne en dehors du service?

dudu

Même si le côté commercial doit être pris en compte une amélioration de ces pratiques doit être étudié très rapidement

dardar

il suffit de montrer a la tele les images d egorgement vivant des animaux pour convaincre la population

PAT59126

en Belgique les autorités acceptent l'égorgement mais tout de suite après l'étourdissement c'est cela ou rien

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