Le syndicat charolais Cantal redémarre !

15 UNION DU CANTAL

Le syndicat charolais Cantal redémarre !

Le syndicat des éleveurs charolais cantaliens a confirmé sa volonté de relancer la dynamique et de gagner en visibilité.

Ce n’est pas le printemps, mais un vent de renouveau souffle sur le syndicat des éleveurs charolais cantaliens. Renouvellement des générations d’éleveurs, nouveau président, nouvel animateur… autant de signes prometteurs pour une association qui refuse de rester en dormance. “Depuis deux ans, nous avons vraiment la volonté de relancer la dynamique, de fédérer et d’apporter de nouvelles idées”, a déclaré Marc Gardes, le président du syndicat, éleveur au Gaec de Cabannes à Carlat, lors de l’assemblée générale du mardi 25 octobre à La Chapelle-d’Alagnon. 

Montrer les animaux du syndicat

Avec seulement huit adhérents, le syndicat ne pèse pas bien lourd, mais il voit loin. “En 2017, nous allons sortir davantage, montrer que nos élevages existent et valoriser notre travail”, a poursuivi le président. En ligne de mire, l’organisation du concours interrégional à Saint-Mamet (un concours qui réunit les éleveurs charolais du Cantal, de l’Aveyron, de la Lozère et de la Haute-Loire), mais aussi peut-être une présentation de veaux à la Festa del Païs à Saint-Flour ou encore au concours départemental aubrac à Paulhac. “Je pense que ce serait bien pour la race qu’on soit présent, a argumenté Pierre Rousset, technicien à Bovin Croissance et animateur du syndicat depuis deux mois, en remplacement de Bernard Lafon, parti à la retraite. Ça permettra de faire connaître nos élevages et de montrer qu’il y a de la charolaise dans le Cantal.” Pour Stéphane Billoux, inspecteur animateur au Herd-book charolais, “vous avez la chance d’avoir encore des comices qui sont vivants, alors profitez-en pour montrer que vous êtes là et pour mettre en avant les bêtes de votre syndicat. En Saône-et-Loire, tout est fini et puis la plupart des concours sont en perte de vitesse, il y a donc un intérêt à s’associer à d’autres évènements, même s’ils sont grand  public”.  En 2016, deux élevages du Cantal ont présenté deux animaux chacun au concours interrégional de Laissac les 17 et 18 septembre (Gaec Grenier-Vedrines et Gaec de Cabannes) et deux élevages également ont participé à Cournon au Sommet de l’élevage avec des mâles de 18 mois (Gaec Vidal et Gaec de  Cabannes). Autre projet pour 2017 : organiser une journée technique avec visite chez un éleveur “pour montrer une pratique intéressante, du vêlage à deux ans ou l’utilisation de taureaux “charolais excellence” pour faire du reproducteur viande par exemple”, a illustré Pierre Rousset. 

Une journée technique en 2017

Cette année, la nouvelle équipe avait d’ailleurs choisi un thème technique pour son assemblée générale : “comment coller à la demande en mâle reproducteur pour le croisement ?”, avec l’intervention d’éleveurs naisseurs de reproducteurs et un témoignage d’éleveur de salers utilisateur de taureau charolais  (lire hors-texte). Enfin, les éleveurs du syndicat - ou leurs représentants, le président ayant déploré l’absence de quelques jeunes éleveurs - ont évoqué l’intérêt de constituer un GIE pour investir dans des taureaux de haute valeur génétique, “une idée qui pourra faire son chemin, nous ne sommes pas fermés”, a indiqué Marc Gardes. 

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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