Les Aubracs kazakhs s’acclimatent bien

François d'Alteroche - Réussir Bovins Viande Septembre 2012

Les Aubracs kazakhs s’acclimatent bien
Les conditions d’élevage kazakhs obligent à importer des animaux à même de s’habituer aux rudes conditions locales. © J.-P. Boyer

Un lot de 350 génisses aubracs a été vendu au Kazakhstan en novembre dernier. Elles se sont bien adaptées à leur nouvelles conditions de vie.

Fin juillet, dans le cadre d’une foire agricole, des professionnels français de l’élevage se sont rendus à Astana. Cette mission avait pour objectif de présenter l’organisation en matière de sélection bovine en France.
Mais la délégation française a pu aussi constater de visu comment les génisses s’étaient habituées aux rudes conditions de la steppe — après avoir cependant été hivernées en bâtiment. « Malgré la sécheresse qui frappe actuellement le Kazakhstan, nous avons été agréablement surpris. Certes loin d’être grasses, ces génisses sont cependant suffisamment en état pour de futures reproductrices, avec des conditions d’élevage bien différentes de ce qui est pratiqué en France », explique Jean-Paul Boyer, négociant dans l’Aveyron, à l’origine de cet envoi et qui a fait le déplacement à cette occasion.
Les animaux ont été scindés en deux lots. Ils sont parqués tous les soirs près des points d’eau de façon à ne pas être la proie des voleurs, des loups ou des ours. Libérés chaque matin, ils vont ensuite paître dans la steppe sous la conduite d’un gardien à cheval.

En suffisamment bon état pour de futures reproductrices

« Les pâtures kazakhs présentent des caractéristiques intermédiaires entre le causse du Larzac et de maigres estives d’altitude. Il n’y a pratiquement aucun arbre et les animaux marchent énormément. »
Actuellement, ces génisses de 30 mois, mises à la reproduction juste avant leur départ, sont en pleine période de vêlage. Une période choisie de façon à ce que les veaux soient suffisamment aguerris pour affronter les premiers froids de l’automne.
Les premiers résultats sont encourageants et de bon augure pour la suite. Mais Jean-Paul Boyer ne cache pas que le troupeau aura encore besoin d’un sérieux suivi après-vente pour qu’il puisse servir de vitrine à la génétique française, en vue de prochains départs si l’actuel embargo lié au virus de schmallenberg est levé. L’un des soucis est la concurrence anglo-saxonne très présente et très agressive sur le plan commercial.

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier

Publicité

Articles les + lus

Lettre d'info

Derniers commentaires