Les chercheurs à l'écoute des professionnels de la fiière

François d'Alteroche - Réussir Bovins Viande Avril 2013

Les chercheurs à l'écoute  des professionnels de la fiière
Recherche et développement doivent aussi permettre d’apporter des arguments pour défendre le bilan environnemental de la viande de ruminant. © F. d'Alteroche

L’Inra et l’Institut de l’élevage ont dernièrement invité différents partenaires pour recueillir leur avis sur les thèmes de recherche en cours et leurs attentes sur ceux à venir.

Quels thèmes de recherche dans les années à venir pour la viande bovine et les systèmes allaitants ?
« Pour les animaux d’élevage, on teste, entre autres, des modes de conduite maximisant la durée de la période de pâturage de façon à diminuer les stocks de fourrage récolté et les besoins en bâtiments, au moins pour les catégories les moins exigeantes », expliquait Jacques Agabriel, de l’Inra.
Pour l’engraissement, nombre des essais en cours visent à améliorer l’autonomie alimentaire en particulier pour les protéines.

Elevage et environnement, un des thèmes de recherche

Les aspects liés à l’environnement font aussi partie des thématiques actuelles. Améliorer le bilan énergétique des exploitations est d’abord source d’économies pour les éleveurs. Il s’agit également d’apporter des arguments pour défendre le bilan environnemental de la viande de ruminant. Un produit régulièrement attaqué avec un discours à charge, très « tendance » dans moult médias et surtout largement relayé par différents prescripteurs d’opinions toujours prêts à pointer un doigt accusateur sur cet aliment. « Il nous paraît important d’avoir des arguments solides pour mettre en avant la contribution positive des ruminants sur le plan environnemental. Pour cela, il nous faut des données sur le rôle des prairies dans le stockage du carbone. Mais également sur celui des systèmes bocagers dans le maintien de la biodiversité », soulignait André Le Gall, Institut de l’élevage.

Les suggestions n’ont pas manqué de la part des participants

Les participants ont fait quelques suggestions complémentaires. Durée des cycles de production, sélection d’animaux plus précoces et faciles à conduire, rôle de la dimension des ateliers d’engraissement dans le bilan environnemental, meilleure utilisation de l’herbe pour l’engraissement… Les suggestions n’ont pas manqué. Et de regretter aussi le manque de retour d’informations de la part des opérateurs d’aval. « En tant que producteurs, nous aimerions avoir un retour sur la qualité des carcasses des animaux nés et engraissés sur nos exploitations. Personne ne nous dit si la viande était dure, si l’animal était stressé, mal fini… Dans ces conditions, quelles précautions  prendre dans nos élevages pour améliorer la qualité du produit. C’est dommage, ce serait un bon moyen de progresser », soulignait Hubert de Ganay, éleveur dans le Cher et président du Cirbev, le comité régional d’Interbev pour la région Centre.

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