Les élus européens exigent un étiquetage d'origine pour toutes les viandes

Les élus européens exigent un étiquetage d'origine pour toutes les viandes
90% des Européens veulent savoir d'où viennent les viandes qu'ils achètent (DR)

Le Parlement européen a exigé jeudi un étiquetage indiquant l'origine pour toutes les viandes consommées dans l'UE et a récusé l'argument du coût invoqué par la Commission européenne pour refuser cette mesure.

La résolution adoptée par 368 voix contre 207 et 20 abstentions au dernier jour de la session plénière à Strasbourg est un désaveu pour l'exécutif bruxellois. Le Parlement européen entend ainsi peser sur la décision des Etats membres, appelés à se prononcer sur un tel étiquetage pour apaiser les inquiétudes provoquées par de multiples fraudes.

"Jusqu'à présent, seule la viande bovine bénéficiait d'un étiquetage indiquant la provenance de l'animal. Nous demandons à ce que tous les types de viandes -volailles, porc, mouton, chèvre- fassent l'objet d'une information plus détaillée, via l'étiquetage du lieu de naissance, d'élevage et d'abattage de l'animal, ce que la Commission ne propose pas aujourd'hui", a soutenu  l'eurodéputée écologiste française Michèle Rivasi.

"La Commission européenne propose des règles très minimalistes avec seulement une mention du lieu d'abattage et parfois du lieu d'élevage... C'est inacceptable ! Pour nous, la Commission européenne doit revoir sa copie", a pour sa part déclaré l'eurodéputée conservatrice française Sophie Auconie (UDI).

Un surcoût de 15 à 50% 

La France est le pays le plus touché par les scandales de fraudes sur les viandes dans les plats préparés. Mais l'exaspération contre l'inertie de la Commission est générale. "Nous avons déjà ces règles pour la viande bovine. Je ne vois pas pourquoi nous n'aurions pas les mêmes pour le porc, le poulet, le mouton et les autres viandes animales", a soutenu l'élue travailliste britannique Glenis Willmott, qui a préparé la résolution adoptée jeudi. L'étiquetage sur l'origine de la viande bovine a été imposé dans l'UE en 2002, après l'épizootie de vache folle (BSE) qui a décimé le cheptel du Royaume-Uni.

"Ce vote est un signal pour redonner confiance aux consommateurs", a commenté Monique Goyens, directrice générale du BEUC, l'organisation européenne pour la défense des consommateurs. "Les députés ont entendu les voix des 90% de citoyens européens qui ont demandé à savoir d'où viennent les viandes qu'ils achètent. J'espère que la commission ne fera pas la sourde oreille à cet appel", a-t-elle conclu.

La Commission européenne soutient ne pas avoir reçu de mandat pour faire une proposition de loi et invoque un surcoût de 15 à 50% pour l'industrie qui sera refusé par la plupart des Etats membres.

 

 

 

Source avec AFP

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Commentaires 2

TRILLE2525

Embargo russe : la commission irresponsable !!!
Un chiffre : 750 000 tonnes
750 000 tonnes de viande et produits porcins sont expédiées par an des pays de l'UE vers la Russie. La Russie est le principal débouché pays tiers des entreprises européennes. Les tonnages exportés représentent 24 % des exportations totales pays tiers !!
Face à la décision de suspension des importations de l'UE après la découverte de sangliers atteints
de PPA (Peste Porcine Africaine) en Lituanie, la commission européenne tergiverse. La commission, à son plus haut niveau, s'est fâchée avec le Président de la Russie la semaine passée à l'occasion du sommet UE/Russie. Ne faut‐il pas voir dans la décision de suspendre les importations de toute l'UE une réaction / sanction de la Russie irritée par l'arrogance de la commission sur des sujets de politique générale ?
La commission doit prendre les mesures adéquates pour rapidement ramener la Russie dans les
négociations. Si tel n'était pas le cas, le MPB demande à la France de négocier en urgence un accord bilatéral avec la Russie.
Il ne fait pas de doute que la France et plus particulièrement son bassin principal de production, situé à plus de 2 500 km de la Lituanie, a des arguments pour justifier aux russes des garanties
sanitaires sur la base d'une production de viande issue de porcs nés, élevés, abattus en France.
Les producteurs de porcs sont absolument consternés des conséquences de cet embargo et ils
rappellent à l'occasion à la commission que l'exercice 2013 est déficitaire pour l'éleveur produisant au coût de production moyen contrairement aux affirmations de ladite commission qui considère
que le cours du porc peut baisser !!
Le summum de l'incompétence est atteint à Bruxelles. Les fonctionnaires européens, payés par le
producteur contribuable, doivent rapidement dire s'il faut continuer à produire du porc en Europe
de l'Ouest.
D'un côté, ils sont capables d'autoriser l'importation de viande canadienne et bientôt américaine, pour déstabiliser le marché intérieur européen, et d'un autre côté, ils sont capables de fâcher l'ensemble de l'Europe avec les russes, pour des raisons qui ne concernent absolument pas le commerce. Et enfin, cerise sur le gâteau, ces fonctionnaires font barrage à la communication sur l'origine nationale des viandes produites et commercialisées.
Une vraie question se pose :
Servent‐ils ou desservent‐ils les intérêts globaux des européens ?

lim

Il le faut, l'étiquetage UE c'est du floue. Il faut que le consommateur soit au courant de la provenance des viandes qu'il achète. On a tout en France pourquoi ce fournir dans ces pays qui n'ont aucune règle de traçabilité ou de bien être animal. Il faut acheté et mangé français pour continué à nous faire vivre en donnant une belle image de l'agriculture. Plus beau métier, mais avec des mais car... c'est de plus en plus dur.

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