Lutte contre les mouches : Les mouches en bâtiments d'élevage : comprendre pour mieux agir

Aurélien LEGRAND / Dr Didier GUERIN

Lutte contre les mouches : Les mouches en bâtiments d'élevage : comprendre pour mieux agir

Les insectes peuvent être des parasites majeurs en production animale. En période estivale, les mouches représentent le danger le plus observé.

Les mouches sont le parasite le plus fréquent sur les animaux de rente dans les bâtiments d'élevage. Cela concerne les productions suivantes : engraissement et production laitière en élevages bovins, porcins, caprins, ovins... Ces insectes s'avèrent être un facteur de transmission de maladies et une cause de diminution notable de production de lait ou de viande (pour les bovins : 550g/j en production laitière, 90 à 200 g/j en production viande), du fait de l'énervement des animaux et de l'énergie passée par ceux-ci à essayer de les éloigner.

Une importante capacité de reproduction

La mouche domestique, durant sa vie éphémère d'adulte (10 jours), pond entre 600 et 2000 oeufs. Les larves issues de ces oeufs, pour assurer leur développement, nécessitent des conditions favorables : température, humidité et nourriture (matières organiques) suffisantes. De plus, la larve doit se trouver dans un lieu tranquille. La durée de son cycle de reproduction varie selon la température, d'environ 50 jours à 16°C, il passe à 8-12 jours à 25-30°C.

Une maitrise de l'hygiène indispensable pour une lutte rapide et efficace

La prévention contre les insectes s'insère dans un schéma d'hygiène générale du bâtiment d'élevage et de son environnement propre. Le maintien de la population des mouches à un seuil acceptable demande une action à tous les stades de leur développement.
En conséquence, la prévention et la lutte se base sur les principes suivants :
Eliminer, au maximum, les éléments pouvant servir de zones de pontes (fumiers de bovins, fientes de pondeuses, parties solides présentes en surface des fosses..) dans les bâtiments d'élevage et leur environnement avant les 1ères chaleurs.
Traiter les zones restantes favorables au développement des oeufs dès le début de la ponte (lorsque la température atteint 8°C) avec un produit larvicide : ce sont les endroits où le fumier n'est pas piétiné et tassé par les animaux : périphérie des bâtiments et des poteaux sur 50 cm, sous les mangeoires, près des bacs à eau, tas de fumier, périphérie des fosses et arrivées de purin. Ils seront mis en place et renouvelés dès que les appâts indiquent une présence de mouches. Rappelons que si la mouche a déjà pondu avant d'être tuée, 10 jours plus tard, les 600 à 2000 oeufs auront donné naissance à de nouvelles mouches. La maîtrise sera d'autant plus efficace que la lutte aura commencée tôt. 90% des mouches présentes dans l'élevage sont nées dans celui-ci. Le traitement doit être renouvelé toutes les six semaines pour assurer la maîtrise.
Pour traiter le plus efficacement possible les mouches adultes, il faut tenir compte du fait qu'elles aiment se poser sur des surfaces claires, en haut des parois et qu'elles n'aiment pas les courants d'air. Ainsi, en salle de traite par exemple, un ventilateur ou un brasseur d'air repousse les mouches. On limitera les traitements aux lieux qu'elles affectionnent.

 

Les appâts ou pièges représentent un complément intéressant en tant que révélateur de niveau de population et, ainsi, indicateur de nécessité de mise en place d'un traitement. De plus, ils peuvent être utilisés dans des zones où les pulvérisations ne peuvent être réalisées. Farago Creuse dispose d'une large gamme de destructeurs d'insectes électriques répondant ainsi aux problématiques rencontrées par chacun au sein de leurs bâtiments d'élevage. Ces destructeurs d'insectes peuvent s'installer dans des endroits stratégiques (box à veaux de lait, nurserie, salle de traite, ateliers de découpe et de transformation…).
Enfin, l'action sur les animaux passe le plus souvent par l'application régulière (toutes les 4 à 6 semaines) de “ pour-on ” insecticides sur les bovins pendant la période estivale. Une attention particulière sera portée sur l'utilisation de ces médicaments du fait de la modification des temps d'attente pour le lait et la viande dans les différentes espèces.

Un plan de contrôle permanent à mettre en place

Un plan de contrôle des mouches doit être raisonné en fonction du type d'infestation observée. Il associe obligatoirement les mesures d'hygiène générale, un traitement des larves, des adultes et une action sur les animaux. L'utilisation des appâts permet la mesure de la population et le déclenchement de l'action avant que la population ne devienne gênante. La lutte contre les mouches devra être raisonnée en fonction des caractéristiques de cet insecte et des objectifs recherchés.

Les règles de base à ne pas négliger

La lutte contre les mouches est essentiellement chimique avec des possibilités de compléments mécaniques. L'application des différents traitements demande un respect strict de la quantité apportée par m². Le volume nécessaire dépendra de la porosité de la surface à traiter (parpaing, béton, bois, lisier, paille...). Le ruissellement est à éviter afin que la substance insecticide reste bien sur la paroi traitée. Les critères de choix intègrent deux paramètres : efficacité contre les mouches (effet immédiat / éloignement des mortalités, rémanence) et absence de toxicité ou résidus pour l'environnement.

Un choix des produits à utiliser

Les larvicides sont utilisés dans les zones de ponte des mouches. Ils seront mis en place et renouvelés dès que les appâts indiquent une présence de mouches. Au niveau du bâtiment, l'action associera la pulvérisation d'insecticides et la pose d'appâts ou pièges. Ils doivent présenter une bonne rémanence d'action. Les appâts ou pièges représentent un complément intéressant en tant que révélateur de niveau de population et, ainsi, indicateur de nécessité de mise en place d'un traitement.

 

Un mandatement de Farago Creuse par GDS Creuse pour définir son plan d'action

Le contrôle de la population des insectes représente un paramètre indispensable d'un point de vue sanitaire et économique. Le programme de lutte doit être raisonné en fonction des caractéristiques de l'élevage et de ses objectifs. GDS Creuse, à travers sa filiale Farago Creuse est au service des élevages pour définir le plan de lutte et fournir les éléments et les produits nécessaires à sa réalisation (insecticides, larvicides, destructeurs d'insectes électriques...).

Source Groupement de Défense Sanitaire de la Creuse

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier

Publicité

Articles les + lus

Lettre d'info

Derniers commentaires