Note de conjoncture - Secteur de la viande bovine : Stabilité des prix des gros bovins en France

Office de l'Elevage/DEP

Dans l'UE, en semaine 27, le prix moyen p des gros bovins continue d'être orienté à la baisse, de 0,4 %, à 3,00 € le kg. Il est cependant de 13,1 % supérieur à celui de 2007 à la même période. Les prix de l'ensemble des catégories d'animaux sont revus à la baisse. L'offre en bovins et veaux de boucherie reste faible sur les marchés mais la consommation est au ralenti en cette période de vacances. Le prix moyen est particulièrement en retrait en Irlande et aux Pays-Bas (-1,4 %) alors qu'il est pratiquement stable en Italie. En Allemagne, il enregistre une baisse de 0,8 %.

Le prix des JB R3 recule en moyenne de 0,1 %, à 3,15 € le kg, dépassant de 12,8 % celui de 2007. Il est en repli en Allemagne (-0,2 %) et progresse de 0,7 % en Italie. Par rapport à 2007, les cours sont supérieurs de 16,9 % en Allemagne et de 13,1 % en Italie.
En Irlande, les prix des boeufs R3, à 3,39 € le kg, sont en recul sensible de 1,4 % sur la semaine mais restent de 23 % au dessus de ceux de 2007.

A 2,62 € le kg, le prix des vaches O3 est en moyenne en diminution de 0,4 % sur la semaine. Comparé à son niveau de 2007, il progresse de 16 %. Les prix se resserrent dans trois principaux pays producteurs ( Allemagne, Irlande et Pays-Bas ) où, sur la semaine, ils baissent respectivement de 1,2, 1,8 et 1,4 % mais restent à des niveaux très élevés par rapport à ceux de 2007 : +21%, +29 et +20 %. A l'inverse de ces pays, à 2,92 € le kg, le prix française est en hausse de 0,7 % et reste le plus élevé de l'UE.

De semaine en semaine, dans la filière veau, les prix continuent de baisser : de 1,9 % pour les veaux de 8 jours, à 182,20 € la tête, avec un tassement de 9,2 % aux Pays-Bas (soit une baisse de près de 15 € la tête en une semaine). Par rapport à 2007, le prix moyen est encore en hausse de 6,9 %.
Le cours moyen de la viande de veau enregistre un nouveau recul sensible, de 2 %, à 4,37 € le kg, avec des baisses de 3 % en Italie et aux Pays-Bas.

En France, la situation de marché se caractérise par une stabilité des prix des gros bovins (vaches et JB) et une poursuite de la dégradation dans le secteur du veau. Les apports sur les marchés sont limités, mais la consommation en cette période de début de vacances est modérée. Après un mois de hausse plutôt inhabituelle pour la saison, le prix moyen des gros bovins est stable, à 3,14 € le kg. Il est ainsi de 6,1 % au dessus de celui de 2007 à la même période.

Les cours de toutes les catégories de JB sont reconduits. Ils sont nettement supérieurs à leur niveau de 2007 : +13,5 % pour les U, +16 % pour les R et +14,1 % pour les O dont les prix restent mieux orientés que ceux des vaches de qualité comparable.

En ce qui concerne les vaches, le prix de la qualité ordinaire P recule de 1 centime du kg. Les prix des qualités O et R sont stables. Tous se situent au dessus de ceux de 2007 : +6,6 % pour les R, +7,3 % pour les O et +6,4 % pour les P.

Les cours des qualités bouchères R restent bien orientés, malgré le repli de 2 centimes du kg en boeufs et la stabilité en génisses : +9,6 % et +3,9 % par rapport à 2007.

Dans le secteur des broutards qui connaît un creux pour les expéditions vers l'Italie en raison du peu d'animaux disponibles à cause des délais d'après vaccination contre la FCO, la situation est contrastée. Les prix des mâles charolais de 450 kg diminuent de 5 centimes du kg (+11,7 % en un an), ceux des animaux de 350 kg et des limousins de 300 kg sont stables (+1,6 et +1,2 % ).

Les prix de la viande de veau enregistrent une nouvelle baisse marquée, de 7 centimes , à 5,08 € le kg,. Ils sont ainsi de 12,2 % inférieurs à ceux de 2007. La baisse qui s'étire pratiquement sur toute l'année est aujourd'hui accentuée par le recul saisonnier de la consommation de ce type de viande.
Les prix des veaux de 8 jours, à 143,61 € la tête, enregistrent une baisse de 6,3 % sur la semaine. Le décalage entre l'offre et la demande oriente les prix vers le bas, puisqu'on est entré dans la période de vêlage des troupeaux laitiers alors que pour les troupeaux allaitants on est encore au creux des vêlages.

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