Pas de “grand messe” mais un éclairage sur les marchés

P. OLIVIERI

Avec un effectif de 98 700 broutards recensés en 2011, le Cantal est le premier département français - et de loin - producteur de maigre.
Avec un effectif de 98 700 broutards recensés en 2011, le Cantal est le premier département français - et de loin - producteur de maigre.

La FDSEA convie le 7 septembre à Aurillac des acteurs majeurs de la filière à une table-ronde ouverte aux éleveurs.

La mi-août signe traditionnellement le début de la campagne pour le maigre dans le ­département.

Sur quelle tendance de marché s’annonce l’automne ? 

Bruno Dufayet, président de la section viande bovine de la FDSEA : “Tous les voyants restent au vert : le marché de la viande est toujours sur une tendance haussière avec des grilles de cotations nationales qui affichent chaque semaine une augmentation de 2  à 5 centimes le kilo. On peut d’ailleurs constater que le prix moyen pondéré de la viande bovine est passé de 2,80 € en novembre 2010 à 3,80 € aujourd’hui, soit + 1 € le kilo en un peu plus de 18 mois. Le prix du broutard continue lui aussi d’être orienté à la hausse avec un prix aujourd’hui supérieur de 20 % au cours enregistré à la même époque en 2011. On ne peut bien sûr que se réjouir de ces augmentations, néanmoins leur impact sur le revenu des éleveurs reste minime compte tenu de l’envolée des charges. D’où l’intérêt d’apporter un éclairage et des perspectives sur le marché et ses évolutions lors d’une journée comme celle que nous avons programmée le vendredi 7 septembre au lycée agricole d’Aurillac”.

Une réunion de plus, diront certains... 

B. D. : “Il ne s’agit pas de faire une grande messe, des discours mais grâce à des interventions comme celle de Philippe Chotteau de l’Institut de l’élevage, un expert en la matière, et aux échanges avec le président d’Interbev, des abatteurs, des exportateurs mais aussi avec un importateur italien, d’avoir une vision globale sur les attentes et les perspectives du marché. On sait très bien aujourd’hui que le marché de la viande bovine va bien au-delà des frontières du Cantal et de l’Hexagone”.

Avez-vous le sentiment que les éleveurs cantaliens ont eu cette prise de conscience ? 

B. D. : “Oui, il me semble que c’est le cas, notamment depuis l’ouverture de nouveaux marchés à l’export et le travail conduit sur les cotations afin d’être plus proche des réalités du marché. Tout ça devient des outils de gestion des exploitations. On n’est plus sur une production où l’éleveur prend ce qui vient. On essaie de s’adapter aux besoins du marché, de connaître les flux, les conditions d’accès aux marchés, les évolutions à moyens terme... Et on considère que c’est aujourd’hui complètement dans notre mission syndicale d’apporter de tels éléments à l’ensemble des éleveurs”.

On a beaucoup communiqué sur les exportations vers les pays tiers. On en entend moins parler ces derniers temps. Sont-elles toujours dynamiques ?

B. D. : “Oui elles fonctionnent de façon toujours aussi importante et il part autant voire plus de bateaux depuis le port de Sète. Lors de la journée du 7 septembre, nous comptons aussi démonter l’idée véhiculée selon laquelle l’ouverture des exportations vers les pays tiers allait casser les relations et le marché italiens. Ce qui est complètement faux. Les Italiens considèrent aujourd’hui que la stratégie française a permis de désengorger le marché. D’ailleurs eux aussi exportent en Turquie, en Croatie...”

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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