Pays tiers : Nécessité de travailler les débouchés à l'export

Cyrielle Delisle

L'année 2010 a été marquée en production bovine par l'ouverture de certains pays tiers, comme la Turquie pour la viande et le Liban pour le bétail vivant.

Lors du conseil spécialisé ruminants de FranceAgriMer, le point sur la situation des marchés exports a été présenté. L'année 2010 a été marquée par la reprise des exportations vers les pays tiers qui ont été multipliées par 3,5. « Certes, ces ventes restent peu significatives (136 millions d'euros) au regard des exportations intra-communautaires (2,16 milliards d'euros), mais elles sont tout de même un motif de satisfaction et peuvent permettre d'équilibrer le marché », note Jean Philippe Dop, directeur du service d'appui aux exportateurs de FranceAgriMer.
Le marché des bovins vivants vers les pays tiers (75 000 têtes soit 71 millions d'euros) est principalement constitué d'animaux destinés à l'abattage (73 %). Il a été marqué par la reprise des exportations françaises vers le Liban en 2010 avec 45 000 têtes. La France se positionne comme leader européen sur ce marché avec 23 % de part de marché en 2010 et second au niveau mondial derrière l'Uruguay. La demande se porte sur des animaux légers (entre 400 et 500 kg), peu chers, croisés charolais et salers de moins de 36 mois. Les animaux légers sont privilégiés car le Liban dispose de petits abattoirs avec de grandes bouveries pour écouler des animaux au fur et à mesure de la demande. « Ce marché reste fragile car concurrencé par l'Amérique du Sud qui fournit des zébus plus légers, la corne de l'Afrique (Éthiopie, Somalie et Djibouti) demandeuse d'exporter des zébus via Djibouti et perturbé par les troubles politiques en Égypte », poursuit Jean-Philippe Dop.

La Turquie, premier débouché

Concernant les exportations de viande bovine vers les pays tiers (40 millions d'euros), le fait marquant est la réouverture du marché turc en novembre 2010. La Turquie représente la première destination pour la viande bovine française avec 22 000 tonnes exportées pour un chiffre d'affaires de 15 millions d'euros. L'embargo ESB posé depuis 1996 sur les bovins vivants n'a par contre toujours pas été levé. « Des groupes de travail ont été mis en place pour poursuivre les négociations sanitaires (levées d'embargo ESB…) et aboutir à des percées commerciales vers diverses destinations (Égypte, Russie, Chine…). La reprise des exportations françaises vers les pays tiers représente un enjeu notable afin d'assurer un débouché stratégique pour les pièces moins bien valorisées dans l'Union européenne et ne pas être à la merci de quatre ou cinq pays clients », conclut Jean-Philippe Dop.

Source Réussir Bovins Viande Mai 2011

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