Producteurs de viande : La tension monte à la veille du « Sommet »

SC

Les manifestations d'éleveurs se poursuivent pour réclamer une augmentation de leurs prix de vente. Ils attendent des réponses du ministre dans le cadre du Sommet de l'élevage qui se déroulera les 6, 7 et 8 octobre, à Clermont-Ferrand.

Une centaine de producteurs de volailles et de viande bovine et porcine ont manifesté jeudi soir dans un magasin Carrefour au Mans. Les manifestants ont retiré des rayons puis jetés à terre l'équivalent d'une vingtaine de chariots et d'une trentaine de paniers à roulettes remplis de produits à l'origine incertaine selon eux. Outre des augmentations de prix, les manifestants réclament un affichage sur l'origine des produits, incitant à consommer de la viande de porc estampillée « VPF » pour viande porcine française.

Même scénario à Toulouse où, cette fois, une soixantaine d'éleveurs de bovins de la région Midi-Pyrénées s'en sont pris au marché d'intérêt national de Toulouse pour protester contre les importations à bas prix d'Amérique du sud. « Ils n'ont pas les mêmes contraintes de traçabilité au Brésil et en Argentine, ils pratiquent un engraissement à l'américaine avec une forte densité de bétail, des médicaments et des hormones, et les prix sont très bas, alors que nous essayons de produire de la qualité », explique un responsable syndical.

Dans tous les départements de l'Ouest, les éleveurs de porcs et de viande bovine continuent également à mener des opérations de stickage dans les grandes surfaces.

Le SOS de l'élevage !

En Vendée, Fdsea det JA prévoient des actions dans les entreprises de transformation et lançent un cri d'alarme : « le SOS de l'élevage ! » .«Nous voulons que tous les éleveurs de France se lèvent et viennent crier leur détresse ensemble» concluent les syndicats.

Dans ce contexte d'inquiétudes, les éleveurs de viande espèrent que Bruno Le Maire apportera des réponses à leurs revendications à l'occasion du Sommet de l'élevage qui se déroulera les 6, 7 et 8 octobre, à Clermont-Ferrand. « Les trésoreries des éleveurs sont au plus mal depuis plusieurs années. Le recours à des prêts de trésorerie a ses limites. Chacun sait que l'horizon pourra s'éclaircir à une seule condition : que les prix payés au producteur augmentent », explique la Frsea du Massif Central .


Publié par SC

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